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Tanganyika : l’UNICEF et la DGPPB plaident pour un budget provincial davantage orienté vers les droits de l’enfant

Au Tanganyika, l’UNICEF et la DGPPB souhaitent renforcer la prise en compte des droits de l’enfant dans le budget provincial. Cyril Kimpu Awel promet son soutien à l’initiative.

Rencontre entre le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, Cyril Kimpu Awel, et une délégation de la DGPPB et de l’UNICEF consacrée à la prise en compte des droits de l’enfant dans le budget provincial
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KALEMIE, TANGANYIKA — Comment faire du budget provincial un véritable instrument de protection et de promotion des droits de l’enfant ? Cette question était au centre d’une rencontre organisée lundi 12 octobre 2026 entre le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, Cyril Kimpu Awel, et une délégation mixte de la Direction générale des politiques et programmation budgétaire (DGPPB) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).


Reçue au cabinet de travail du président de l’organe délibérant provincial, cette délégation venue de Kinshasa a présenté une démarche visant à renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la préparation, l’examen et l’exécution du budget provincial.


L’objectif annoncé est de favoriser une meilleure prise en compte des besoins des enfants dans les choix de financement public et les priorités de développement du Tanganyika.


Cette initiative intervient dans le contexte de la session budgétaire de septembre, au cours de laquelle les orientations financières de la province occupent une place importante dans les travaux de l’Assemblée provinciale.


Faire des droits de l’enfant une priorité budgétaire


Les échanges entre la délégation DGPPB-UNICEF et le président de l’Assemblée provinciale ont porté sur la nécessité d’intégrer davantage les droits de l’enfant dans la planification et l’affectation des ressources publiques.


Cette approche repose sur un principe essentiel : les engagements en faveur de l’enfance doivent pouvoir se traduire par des décisions budgétaires concrètes.


En effet, la protection des enfants ne dépend pas uniquement de l’existence de textes juridiques ou de déclarations d’intention.


Elle nécessite également des moyens permettant de financer les services et les interventions destinés à répondre à leurs besoins.


Dans le cadre provincial, cette réflexion peut notamment concerner l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’eau potable, à la nutrition et aux mécanismes de protection contre les violences.


Les informations communiquées ne précisent toutefois pas quels secteurs feront l’objet d’engagements financiers particuliers à l’issue de cette démarche.


Une délégation venue de Kinshasa pour accompagner la province


La délégation reçue par Cyril Kimpu Awel était composée de représentants de la DGPPB et de l’UNICEF.


Sa mission, selon le compte rendu transmis à TRACE Kalemie, consiste à accompagner les acteurs provinciaux dans le renforcement de leurs capacités en matière de programmation et de gouvernance budgétaire.


L’initiative vise à améliorer la compréhension des mécanismes permettant d’intégrer les besoins des enfants dans les différentes étapes du cycle budgétaire.


Cette démarche suppose notamment d’identifier les priorités, de prévoir les ressources correspondantes et de suivre leur utilisation.


La participation de la DGPPB met en avant la dimension technique de la programmation budgétaire, tandis que celle de l’UNICEF inscrit les échanges dans une perspective de promotion des droits de l’enfant.


Les identités des membres de la délégation et le programme détaillé de leur mission n’ont pas été précisés dans les informations reçues.


Un atelier de renforcement des capacités annoncé à Kalemie


À la suite de cette rencontre, un atelier de renforcement des capacités doit être organisé prochainement à Kalemie.


Cette activité réunira notamment les députés provinciaux, les membres de l’Exécutif provincial ainsi que d’autres acteurs concernés par le processus budgétaire.


Le choix d’associer plusieurs catégories de responsables répond à la nature même de la gestion des finances publiques.


L’élaboration du budget relève de responsabilités différentes de celles de son examen, de son adoption et du contrôle de son exécution.


Pour que les droits de l’enfant soient effectivement pris en compte, il importe donc que les institutions intervenant à chacune de ces étapes disposent d’une compréhension commune des objectifs poursuivis.


La formation annoncée pourrait contribuer à améliorer cette coordination.


À ce stade, aucune date précise ni durée de l’atelier n’a été communiquée.


Cyril Kimpu Awel promet son soutien à l’initiative


Le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, Cyril Kimpu Awel, a accueilli favorablement la démarche présentée par la délégation.


Selon le compte rendu de la rencontre, il a exprimé son soutien à l’initiative et s’est engagé à mobiliser les députés provinciaux afin de favoriser leur participation aux travaux annoncés.


Cet engagement traduit une volonté d’accompagner la réflexion sur la place des enfants dans les priorités budgétaires de la province.


Il ne signifie toutefois pas qu’une nouvelle allocation financière a déjà été adoptée.


Les décisions relatives aux crédits provinciaux devront suivre les procédures prévues pour l’élaboration, l’examen, l’adoption et l’exécution du budget.


La portée concrète de cette initiative pourra donc être appréciée à travers les activités effectivement organisées et les éventuelles évolutions des choix budgétaires.


Pourquoi l’Assemblée provinciale joue un rôle déterminant


L’Assemblée provinciale occupe une place centrale dans l’examen des orientations financières de la province.


À travers ses compétences budgétaires et ses missions de contrôle, elle peut contribuer à vérifier la cohérence entre les priorités affichées et les ressources prévues.


Dans le domaine des droits de l’enfant, cette responsabilité peut notamment conduire les députés à s’interroger sur les moyens destinés aux services essentiels.


Une attention particulière peut être accordée à la disponibilité des infrastructures scolaires, aux conditions d’accès aux soins et aux dispositifs de protection des enfants en situation de vulnérabilité.


L’enjeu ne consiste pas seulement à augmenter certains montants.


Il s’agit également de s’assurer que les ressources inscrites au budget correspondent à des objectifs identifiables et qu’elles sont effectivement utilisées pour les interventions prévues.


Une allocation annoncée ne produit pas nécessairement de résultats si son exécution rencontre des difficultés.


De la programmation budgétaire aux résultats pour les enfants


Une budgétisation attentive aux droits de l’enfant nécessite plusieurs étapes complémentaires.


La première consiste à identifier les besoins prioritaires à partir de données fiables.


Il peut s’agir, par exemple, de mieux connaître les difficultés d’accès aux écoles, aux structures sanitaires ou aux services de protection dans les différentes zones de la province.


La deuxième étape concerne la traduction de ces besoins en programmes et en prévisions de dépenses.


La troisième porte sur le suivi de l’exécution des crédits et l’évaluation des résultats obtenus.


Cette démarche permettrait, en principe, de mieux apprécier si les ressources publiques contribuent réellement à améliorer les conditions de vie des enfants.


Elle suppose également une coordination entre les services techniques, les autorités provinciales et les institutions chargées du contrôle.


Des besoins qui concernent l’ensemble du Tanganyika


La question des droits de l’enfant ne se limite pas à la ville de Kalemie.


Elle concerne également les autres territoires de la province, où les conditions d’accès aux services essentiels peuvent varier selon les localités.


Les besoins des enfants vivant en milieu urbain ne sont pas nécessairement identiques à ceux rencontrés dans les zones rurales ou difficiles d’accès.


La distance entre les habitations et les établissements scolaires, l’accessibilité des centres de santé ou encore la disponibilité des services sociaux peuvent influencer les possibilités de prise en charge.


Une approche budgétaire attentive aux droits de l’enfant gagnerait donc à tenir compte des disparités territoriales.


Elle devrait également considérer les besoins spécifiques des enfants en situation de handicap, des enfants déplacés et de ceux confrontés à d’autres formes de vulnérabilité.


Les données nécessaires à une telle analyse devront être établies ou consolidées par les services compétents.


La session budgétaire, une occasion de transformer les engagements en décisions


La rencontre du 12 octobre intervient dans le contexte de la session budgétaire de septembre de l’Assemblée provinciale.


Cette période offre un cadre institutionnel important pour discuter des priorités financières et examiner les moyens nécessaires à leur réalisation.


La démarche portée par la DGPPB et l’UNICEF vise ainsi à encourager une meilleure prise en compte des besoins des enfants au moment où les choix budgétaires font l’objet de discussions.


Pour autant, l’organisation d’un atelier ou la tenue d’une rencontre institutionnelle ne suffisent pas à garantir une évolution des dépenses publiques.


Les résultats dépendront des décisions effectivement prises, des crédits disponibles et de leur mise en œuvre.


Le suivi des engagements constituera donc un aspect essentiel pour apprécier l’impact de cette initiative.


Quels indicateurs permettront d’évaluer les progrès ?


La démarche engagée soulève une question de fond : comment mesurer les progrès réalisés en faveur des enfants à travers le budget provincial ?


Plusieurs éléments pourraient être examinés dans le cadre d’un suivi institutionnel.


Il s’agit notamment de la part des ressources consacrées aux services bénéficiant aux enfants, de l’exécution effective des crédits et des résultats observés dans les secteurs concernés.


Les données relatives à la scolarisation, à l’accès aux soins et à la disponibilité des services de protection pourraient également contribuer à éclairer les décisions.


Il faudrait toutefois éviter de réduire les droits de l’enfant à un seul indicateur financier.


Une dépense plus importante ne garantit pas automatiquement une amélioration des services si les ressources sont mal orientées ou insuffisamment suivies.


La qualité des interventions et leur accessibilité restent donc des dimensions essentielles.


Un engagement à concrétiser dans les finances provinciales


La rencontre entre Cyril Kimpu Awel et la délégation DGPPB-UNICEF marque une étape dans les échanges sur l’intégration des droits de l’enfant dans la gouvernance budgétaire du Tanganyika.


L’atelier annoncé à Kalemie devrait permettre d’approfondir cette réflexion avec les députés provinciaux, les membres du gouvernement et les autres acteurs concernés.


Le soutien exprimé par le président de l’Assemblée provinciale constitue un signal favorable à la tenue de cette activité.


La prochaine étape consistera à préciser le calendrier des travaux, les objectifs de formation et les mécanismes permettant de suivre les éventuelles recommandations.


Pour le Tanganyika, l’enjeu sera surtout de passer des engagements institutionnels à des choix budgétaires vérifiables, capables de contribuer durablement à la protection, au développement et à l’épanouissement des enfants.


✍️ Joël TCHOMBA | TRACE Kalemie


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