Lubumbashi accueille un symposium international sur les ressources halieutiques du bassin du Congo
Les enjeux liés à la pêche, à l’aquaculture et à la gouvernance des ressources halieutiques ont été au centre d’un symposium international organisé à Lubumbashi les 22 et 23 mai 2026 par l’École de Pêche et d’Aquaculture de l’Université de Lubumbashi (EPA-UNILU).
Cette rencontre scientifique a réuni des chercheurs, universitaires, étudiants et experts du secteur aquatique autour des défis qui touchent les écosystèmes du bassin du Congo.
« De la souveraineté alimentaire à la connectivité aquatique : Défis et gouvernance des ressources halieutiques dans le bassin du Congo face aux pressions anthropiques »
Le lac Tanganyika au cœur des échanges scientifiques

Parmi les interventions marquantes de cette première journée, celle du professeur Jules Lwamba Balimwacha, ancien ministre provincial de l’Agriculture, Pêche, Élevage, Environnement et Développement durable du Tanganyika, a particulièrement retenu l’attention.
Le chercheur a présenté les résultats de ses recherches menées sur le lac Tanganyika, considéré comme l’un des plus importants réservoirs halieutiques d’Afrique centrale.
Dans son exposé, le scientifique a rappelé que le lac Tanganyika abrite près de 400 espèces de poissons, dont environ 300 espèces endémiques. Il a également souligné que près de 98 % des cichlidés sont propres à ce lac.
Une richesse halieutique stratégique pour la région
Selon les données présentées lors du symposium, environ 200 000 tonnes de poissons sont pêchées chaque année dans le lac Tanganyika. Toutefois, cette production demeure insuffisante face à la demande croissante en produits halieutiques dans la région.
Au cœur de son intervention, Jules Lwamba Balimwacha a insisté sur le caractère stratégique du lac Tanganyika pour la sécurité alimentaire et l’économie des populations riveraines.
Selon lui, ce lac constitue une source essentielle de protéines et de revenus pour des milliers de familles vivant principalement de la pêche artisanale.
Surpêche et pêche illégale : des menaces inquiétantes
Cependant, les recherches présentées lors de cette rencontre scientifique mettent également en évidence plusieurs menaces qui fragilisent progressivement l’écosystème du lac.
Le professeur Jules Lwamba a notamment dénoncé :
- la surpêche ;
- l’utilisation des filets non réglementaires ;
- la pêche illégale ;
- la pression croissante exercée sur les ressources halieutiques.
Selon les chercheurs, ces pratiques contribuent dangereusement à l’épuisement progressif des ressources aquatiques du lac Tanganyika.
La recherche scientifique présentée comme solution durable
Ce symposium international aura permis de mettre en lumière le rôle crucial de la recherche scientifique dans la préservation des ressources halieutiques ainsi que dans la quête de la souveraineté alimentaire dans le bassin du Congo.
Les participants ont également insisté sur la nécessité d’une meilleure gouvernance des ressources aquatiques, d’un renforcement des mécanismes de contrôle et d’une sensibilisation accrue des communautés riveraines afin de préserver durablement les richesses du lac Tanganyika.
Rédaction TRACE Kalemie











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