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Kalemie : aucune avancée concrète après la rencontre entre les enseignants grévistes de la SNCC et le ministre provincial de l’Éducation

La rencontre entre le ministre provincial de l’Éducation et les enseignants grévistes des écoles de la SNCC à Kalemie n’a débouché sur aucune solution financière concrète. Les enseignants m...

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KALEMIE – La crise qui secoue les écoles de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) à Kalemie reste entière. La rencontre organisée ce mardi 19 mai 2026 entre le ministre provincial de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, l’employeur des écoles de la SNCC ainsi que les enseignants grévistes n’a débouché sur aucune avancée financière concrète.

Au cours des échanges, le ministre provincial de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, MUSAMPO WA MUSAMPO Frédéric, a indiqué que l’objectif principal de cette réunion consistait à favoriser l’apaisement de la situation et à sensibiliser les différentes parties afin de trouver une issue à la crise.

S’adressant aux enseignants grévistes, le ministre provincial les a appelés à lui faire confiance, affirmant qu’il entend s’impliquer personnellement afin que le paiement des arriérés de salaires puisse intervenir dans un bref délai.

Cependant, malgré ces assurances, aucune somme d’argent n’a été versée à l’issue de la rencontre, une situation qui continue d’alimenter le mécontentement des enseignants.

Les enseignants refusent de reprendre les cours sans garanties

Prenant la parole au nom de l’employeur, le ministre a reconnu les nombreuses difficultés auxquelles font face les enseignants vacataires des écoles de la SNCC.

Selon lui, les retards enregistrés dans le paiement des salaires ne seraient pas liés à une mauvaise volonté de l’entreprise, mais plutôt à l’insuffisance des recettes locales générées par la société.

Le ministre provincial a ainsi invité les enseignants à faire preuve de patience en attendant une amélioration progressive de la situation financière.

Mais du côté des enseignants grévistes, cette proposition n’a pas convaincu.

Les représentants des enseignants ont catégoriquement rejeté l’idée d’une reprise des cours sans aucune garantie financière immédiate.

Ces derniers exigent qu’au moins une partie des arriérés de salaires soit versée sans délai, notamment :

  • la moitié des huit mois d’impayés ;
  • un engagement clair sur le paiement progressif du reste ;
  • une reconnaissance officielle de la dette salariale.

Les enseignants réclament également un document officiel signé par l’employeur attestant :

  • le nombre exact de mois restant à payer ;
  • la reconnaissance de cette dette ;
  • l’engagement formel de la société à honorer les paiements.

Selon plusieurs enseignants, cette garantie écrite est devenue indispensable afin d’éviter que ces arriérés ne soient plus tard ignorés ou classés sans suite.

Trois semaines de grève

Il convient de rappeler que les enseignants des écoles de la SNCC observent un mouvement de grève depuis maintenant près de trois semaines.

À l’origine de ce mouvement :

  • huit mois d’arriérés de salaires ;
  • les difficultés sociales des enseignants ;
  • l’absence de solution concrète jusque-là annoncée.

Cette situation perturbe fortement le déroulement des activités scolaires dans plusieurs établissements concernés.

L’inquiétude des parents d’élèves grandit

Du côté des parents d’élèves, l’inquiétude et la colère deviennent de plus en plus visibles.

Plusieurs parents dénoncent une situation qu’ils jugent préoccupante alors qu’ils continuent, selon eux, à payer régulièrement les différentes tranches des primes scolaires exigées pour leurs enfants.

Certains s’interrogent notamment sur les raisons pour lesquelles les élèves restent privés de cours alors que l’année scolaire 2025-2026 approche progressivement de sa fin.

Plusieurs parents appellent désormais :

  • les autorités scolaires ;
  • les responsables de la SNCC ;
  • les autorités politico-administratives ;

à s’impliquer davantage afin de trouver rapidement une solution durable à cette crise éducative.

Une crise sociale qui inquiète

Pour plusieurs observateurs, cette situation met une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles font face certains secteurs sociaux dans la province du Tanganyika.

Alors que les discussions se poursuivent, les enseignants grévistes maintiennent leur position et conditionnent toujours la reprise des cours à des garanties financières concrètes.

En attendant une éventuelle issue favorable, plusieurs élèves des écoles concernées restent privés de cours, tandis que l’incertitude continue de planer sur la suite de l’année scolaire.

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