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Kalemie : le Conseil communal interpelle le bourgmestre et lui accorde 72 heures pour présenter son plan du dernier trimestre

À Kalemie, six des sept conseillers communaux ont participé à une plénière consacrée notamment au contrôle de l’exécutif communal. Le bourgmestre Kamainza Wantambi Pierre dispose désormais...

Séance plénière du Conseil communal de Kalemie consacrée au contrôle de l’exécutif communal
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KALEMIE — Le contrôle de l’action de l’exécutif communal s’est invité au centre d’une nouvelle séance plénière du Conseil communal de Kalemie, tenue lundi 21 septembre 2026. Au terme des échanges, le bourgmestre Kamainza Wantambi Pierre s’est vu accorder un délai de 72 heures pour présenter aux élus un document relatif à la préparation et aux actions envisagées pour le dernier trimestre de l’année.


Six conseillers sur les sept que compte l’organe délibérant ont participé à la séance, permettant d’atteindre le quorum nécessaire à la tenue des travaux.


La plénière était présidée par l’honorable Ilunga Jobelwa Élie, président du Conseil communal, en présence de plusieurs invités politico-administratifs.


Des rapports de commissions et une question orale avec débat


L’ordre du jour comportait notamment la présentation des rapports issus des commissions du Conseil communal ainsi qu’une question orale avec débat adressée au bourgmestre.


Cet exercice a permis aux conseillers de soumettre plusieurs préoccupations relatives à la gestion de la commune et à certaines situations observées sur le terrain.


La séance s’inscrit ainsi dans l’exercice de la fonction de contrôle de l’exécutif communal par l’organe délibérant local.


L’avenue Mahito au centre des préoccupations


Parmi les questions examinées figure la situation sécuritaire sur l’avenue Mahito. Selon les constats présentés au cours de la plénière, l’exercice de l’autorité publique y serait confronté à d’importantes difficultés.


Les informations communiquées lors de la séance n’établissent toutefois pas, à elles seules, l’ensemble des causes ni l’ampleur exacte des problèmes rencontrés dans cette partie de la commune.


La préoccupation exprimée par les conseillers porte néanmoins sur la capacité de l’administration et des services compétents à assurer effectivement l’ordre et l’application des décisions publiques dans cette zone.


Le bourgmestre appelé à s’expliquer


Interpellé dans le cadre de la question orale avec débat, le bourgmestre Kamainza Wantambi Pierre a répondu aux différentes préoccupations soulevées par les élus communaux.


Ses explications n’ont cependant pas entièrement satisfait les conseillers, selon les conclusions des échanges.


Cette appréciation a conduit la plénière à formuler plusieurs recommandations à l’endroit de l’exécutif communal.


Il appartiendra désormais à celui-ci de traduire ces recommandations en mesures concrètes, selon les compétences de la commune et les dossiers concernés.


72 heures pour présenter un document de planification


L’une des principales décisions de la séance concerne la gestion des trois derniers mois de 2026.


Le Conseil communal a accordé au bourgmestre un moratoire de 72 heures afin qu’il présente un document relatif à la préparation et aux actions prévues pour le dernier trimestre de l’année.


Au-delà du délai fixé, cette demande pose la question de la planification de l’action communale. Un tel document doit permettre aux élus de disposer d’une vision plus précise des priorités retenues par l’exécutif, des activités envisagées et de leur mise en œuvre durant la période concernée.


Du contrôle aux résultats


La question orale avec débat constitue un mécanisme de contrôle. Son efficacité dépend cependant des suites données aux préoccupations soulevées et aux recommandations adoptées.


Dans le cas présent, deux éléments seront particulièrement à suivre : la remise du document demandé dans le délai de 72 heures et les mesures qui seront prises concernant les difficultés évoquées au cours de la plénière, notamment sur l’avenue Mahito.


Le Conseil communal devra également déterminer, après réception du document, si les éléments présentés par l’exécutif répondent aux attentes formulées lors de la séance.


Un test pour le fonctionnement des institutions communales


Au-delà des dossiers examinés lundi, cette séance illustre la relation institutionnelle entre l’organe délibérant et l’exécutif communal.


Le premier exerce notamment un rôle de contrôle, tandis que le second est appelé à répondre sur sa gestion et à mettre en œuvre les actions relevant de ses compétences.


L’existence d’un débat contradictoire entre les deux institutions n’implique donc pas nécessairement une crise politique. Elle peut également traduire le fonctionnement des mécanismes de redevabilité prévus dans la gestion locale.


La portée de la séance du 21 septembre se mesurera ainsi moins au ton des échanges qu’aux réponses qui seront apportées aux problèmes identifiés et au suivi des recommandations formulées.


Le premier rendez-vous est désormais fixé à l’expiration du délai de 72 heures accordé au bourgmestre Kamainza Wantambi Pierre.


✍️ La Rédaction | TRACE Kalemie


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