GOMA, NORD-KIVU — Un jeune homme identifié comme Crispin Chuma, âgé d'environ trente ans, aurait été retrouvé mort dimanche 11 octobre 2026 dans les eaux du lac Kivu, au niveau du port de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Selon les informations communiquées à la rédaction, la victime résidait au quartier Les Volcans, dans la commune de Goma. Son corps aurait été découvert flottant sur les eaux du lac, les mains et les pieds ligotés, avec des signes apparents de violence. Les circonstances exactes du décès n'ont pas encore été établies de manière indépendante. Aucun rapport médico-légal ni document officiel confirmant la cause de la mort n'a été communiqué à TRACE Kalemie. Selon un témoignage relayé par des acteurs locaux, Crispin Chuma rentrait à son domicile dans la soirée du samedi 10 octobre, vers 20 h 30, en compagnie de deux amis. Le groupe aurait entonné, en cours de route, une chanson hostile au mouvement rebelle M23. Le témoignage affirme que des hommes armés, présentés comme des membres du M23, auraient alors poursuivi les trois jeunes. Les deux compagnons de Crispin Chuma auraient réussi à prendre la fuite, tandis que ce dernier aurait été rattrapé puis conduit vers une destination inconnue. Cette version des faits repose sur les informations transmises à la rédaction. Elle n'a pas été corroborée par des témoignages directs recueillis indépendamment auprès des deux personnes qui accompagnaient la victime. Le lendemain matin, dimanche 11 octobre, le corps du jeune homme aurait été retrouvé au niveau du port de Goma. Selon les mêmes informations, ses mains et ses pieds auraient été ligotés. Des marques visibles au niveau du cou sont également décrites comme pouvant correspondre à des violences. Ces observations rapportées suscitent des soupçons de torture et d'étranglement. Toutefois, seul un examen médico-légal pourrait permettre de déterminer la cause du décès, la nature des blessures et les circonstances dans lesquelles elles ont été occasionnées. La présence éventuelle de liens ou de marques corporelles ne permet pas, à elle seule, d'identifier les responsables. Réagissant aux informations concernant cette mort, Jules Ngeleza, présenté comme président du Conseil communal de la jeunesse de Goma et défenseur des droits humains, a exprimé sa vive préoccupation. Selon la dénonciation transmise à la rédaction, il considère cette affaire comme une illustration du climat de peur et d'incertitude dans lequel vivent de nombreux habitants de Goma. Il affirme que les violences et les intimidations présumées contribueraient à dissuader certaines victimes de dénoncer publiquement les abus dont elles disent être témoins. Jules Ngeleza met en cause des éléments du M23 et leurs alliés rwandais présumés dans les violations des droits humains qu'il dénonce. Ces accusations sont rapportées comme sa prise de position. La responsabilité des personnes ou groupes désignés dans le décès de Crispin Chuma n'a pas été établie par une enquête indépendante portée à la connaissance de la rédaction. Le responsable local de la jeunesse interpelle également les mécanismes régionaux et les Nations unies impliqués dans le suivi de la crise sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo. Il leur demande de porter une attention particulière aux violations présumées des droits humains signalées dans la ville de Goma. Son appel porte notamment sur la nécessité de documenter les faits, d'identifier les responsabilités et de renforcer la protection des populations civiles. La documentation indépendante des incidents constitue une étape essentielle pour distinguer les témoignages, les allégations et les faits pouvant être établis. Elle peut également contribuer à préserver les éléments utiles à d'éventuelles procédures judiciaires. Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible dans l'est de la RDC, où les populations civiles subissent les conséquences prolongées du conflit. Les accusations de détention arbitraire, de mauvais traitements et de violences contre les civils nécessitent des investigations rigoureuses, quelles que soient les parties mises en cause. Le droit à la vie, l'interdiction de la torture et la protection des personnes civiles constituent des obligations fondamentales prévues par les instruments internationaux relatifs aux droits humains. Dans les zones affectées par les conflits armés, le droit international humanitaire prévoit également des garanties de protection pour les personnes ne participant pas directement aux hostilités. Les circonstances alléguées de la disparition et de la mort de Crispin Chuma soulèvent ainsi des questions graves qui appellent une clarification indépendante. Au moment de la rédaction de cet article, plusieurs éléments essentiels demeurent à vérifier. Il s'agit notamment de confirmer officiellement l'identité de la victime, d'établir les causes de son décès et de déterminer si elle a effectivement été arrêtée par des hommes armés dans la soirée du 10 octobre. Le témoignage des deux personnes qui l'accompagnaient pourrait constituer un élément important pour reconstituer les événements. Une enquête indépendante devrait également permettre de vérifier l'existence d'éventuels témoins supplémentaires et de déterminer les responsabilités. Aucune réaction des personnes mises en cause ni aucun résultat d'enquête n'ont été communiqués à la rédaction. La découverte présumée du corps de Crispin Chuma dans le lac Kivu, dans les circonstances décrites par les témoignages, suscite de sérieuses interrogations sur la sécurité des civils à Goma. La dénonciation de Jules Ngeleza traduit l'inquiétude exprimée par certains acteurs locaux face aux violences présumées et à leurs conséquences sur les habitants. Si les faits rapportés sont confirmés, leur gravité nécessitera une enquête permettant d'établir les circonstances du décès et d'identifier les responsables. À ce stade, les accusations visant le M23 doivent être distinguées des éléments matériellement vérifiés. ✍️ La Rédaction | TRACE KalemieUne disparition présumée dans la soirée du samedi 10 octobre
Un corps découvert dans les eaux du lac Kivu
Jules Ngeleza dénonce une nouvelle atteinte présumée aux droits humains
Un appel aux mécanismes régionaux et internationaux
La protection des civils au centre des préoccupations
Plusieurs questions restent sans réponse
Une mort suspecte qui appelle des éclaircissements
Goma : un jeune homme retrouvé mort dans le lac Kivu, des accusations de torture visant le M23
À Goma, le corps d'un jeune homme identifié comme Crispin Chuma aurait été découvert dans le lac Kivu. Des témoignages évoquent une interpellation par des hommes armés la veille.

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