KALEMIE, 2 NOVEMBRE 2026 — La sécurité des journalistes et le respect des règles professionnelles sont au centre des préoccupations de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Tanganyika. À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée ce lundi 2 novembre, son président provincial, Matthias Makolovera, a dressé un tableau préoccupant de la situation des professionnels des médias au cours de l’année 2026. Dans une intervention recueillie par le journaliste Juvénal Mudimbi, le responsable de l’UNPC a évoqué plusieurs cas d’arrestations et de meurtres de journalistes dans l’exercice de leur métier. Il a également invité les professionnels de l’information à faire preuve de responsabilité et à respecter les principes d’éthique et de déontologie qui encadrent leur travail. Pour l’UNPC/Tanganyika, la question de la sécurité des journalistes demeure un enjeu majeur dans l’exercice de la profession. Matthias Makolovera affirme que l’année 2026 a été marquée par plusieurs incidents impliquant des professionnels des médias, notamment des arrestations et des meurtres. Ces déclarations traduisent les inquiétudes exprimées par l’organisation professionnelle face aux risques auxquels peuvent être exposés les journalistes dans l’accomplissement de leurs missions. Les informations communiquées ne précisent toutefois pas le nombre exact de cas recensés, les lieux où ils se sont produits, l’identité des personnes concernées ou les circonstances de chaque incident. Il n’est donc pas possible, sur la base des seuls éléments disponibles, d’établir un bilan statistique complet des atteintes signalées dans la province du Tanganyika. La documentation de ces cas reste essentielle pour distinguer les différents types d’incidents, déterminer leur contexte et suivre les éventuelles procédures judiciaires. La déclaration du président provincial de l’UNPC intervient à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Observée chaque année le 2 novembre, cette journée vise à attirer l’attention sur les violences visant les professionnels des médias et sur la nécessité de lutter contre l’impunité. Elle rappelle également l’importance de mener des enquêtes efficaces lorsque des journalistes sont victimes de crimes liés à leur activité professionnelle. La protection des journalistes constitue un enjeu qui dépasse la seule profession. Elle concerne également le droit des citoyens à recevoir des informations sur les événements qui affectent leur communauté. Lorsqu’un journaliste est menacé, agressé ou empêché de travailler en raison de ses activités, la collecte et la diffusion d’informations d’intérêt public peuvent être compromises. Dans la province du Tanganyika, les journalistes interviennent sur de nombreuses questions d’intérêt général, notamment la sécurité, la santé, l’éducation, l’économie, la gouvernance locale et les conditions de vie des populations. Leur travail consiste à rechercher des informations, à interroger les différents acteurs et à rendre compte des faits avec précision et indépendance. Cette mission peut conduire les professionnels des médias à traiter des sujets sensibles ou à recueillir des témoignages dans des contextes difficiles. La possibilité d’exercer ce travail sans subir de menaces ou de pressions injustifiées demeure une condition importante de la liberté de la presse. Les organisations professionnelles ont, à cet égard, un rôle de sensibilisation, d’accompagnement et de plaidoyer auprès des institutions compétentes. Au-delà des préoccupations sécuritaires, Matthias Makolovera a consacré une partie de son intervention au comportement des professionnels des médias. Le président de l’UNPC/Tanganyika appelle les journalistes à respecter les principes d’éthique et de déontologie qui régissent la profession. Il dénonce notamment la présence de personnes qu’il qualifie de « moutons noirs » et de « tout-venant », estimant que certaines pratiques nuisent à l’image du journalisme. Ces expressions traduisent son inquiétude face à ce qu’il considère comme un manque de professionnalisme chez certains acteurs du secteur. Son appel souligne la nécessité de renforcer les bonnes pratiques dans la collecte, la vérification et la diffusion des informations. Il ne remet toutefois pas en cause le principe selon lequel tous les journalistes doivent bénéficier d’une protection contre les violences et les atteintes illégales à leurs droits. Le respect de l’éthique journalistique repose notamment sur la vérification des faits, l’exactitude des informations et la distinction entre les faits établis, les accusations et les opinions. Il implique également de rechercher les différentes versions d’un événement, particulièrement lorsque des personnes ou des institutions sont mises en cause. Le droit de réponse, la protection des sources et le respect de la dignité humaine figurent parmi les principes importants du travail journalistique. Dans un environnement où les informations circulent rapidement sur les réseaux sociaux, la rigueur professionnelle constitue un moyen de préserver la confiance du public. Les médias sont ainsi appelés à privilégier des contenus vérifiés plutôt que la diffusion précipitée de rumeurs ou d’allégations non documentées. Les préoccupations exprimées par Matthias Makolovera mettent en évidence deux défis qui doivent être abordés de manière complémentaire. Le premier concerne la protection des journalistes contre les violences, les arrestations arbitraires et les autres atteintes susceptibles d’entraver leur travail. Le second porte sur le renforcement de la qualité de l’information et du respect des obligations professionnelles. Une meilleure protection des journalistes ne dispense pas ces derniers de leurs responsabilités déontologiques. Inversement, les manquements professionnels éventuels doivent être examinés dans le respect du droit et ne peuvent justifier des violences, des menaces ou des atteintes illégales à la liberté de la presse. La consolidation de la profession suppose donc à la fois des garanties de sécurité et des efforts continus de formation, d’encadrement et d’autorégulation. Les incidents évoqués par l’UNPC/Tanganyika méritent un suivi particulier afin d’en préciser l’ampleur et les circonstances. Un bilan documenté permettrait notamment d’identifier les types d’atteintes signalées, les journalistes concernés et les suites réservées aux différents dossiers. Il contribuerait également à déterminer les besoins prioritaires en matière de prévention, de protection et d’assistance aux professionnels des médias. La coopération entre les organisations de journalistes, les autorités compétentes et les acteurs de défense des droits humains peut jouer un rôle important dans ce travail. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de préciser les mesures concrètes envisagées par l’UNPC/Tanganyika à la suite de cette déclaration. À travers son intervention du 2 novembre, Matthias Makolovera attire l’attention sur les conditions d’exercice du journalisme et sur les responsabilités des professionnels de l’information. Son message intervient dans un contexte où la sécurité des journalistes et la crédibilité des médias demeurent des préoccupations importantes. Pour les professionnels de la presse au Tanganyika, cette journée constitue une occasion de rappeler la nécessité de pouvoir informer le public librement, tout en respectant les exigences du métier. La protection des journalistes, la lutte contre l’impunité et le respect de l’éthique professionnelle apparaissent ainsi comme trois dimensions essentielles d’une presse capable de remplir sa mission d’information au service de la population. La Rédaction | TRACE KalemieUne situation sécuritaire jugée préoccupante
Le 2 novembre, une journée consacrée à la lutte contre l’impunité
Le rôle des journalistes dans l’information du public
L’UNPC appelle aussi au respect de l’éthique journalistique
Vérification des faits, impartialité et responsabilité
Deux enjeux complémentaires pour la profession
La nécessité de documenter les atteintes signalées
Un appel à protéger la presse et à préserver sa crédibilité
TANGANYIKA | Liberté de la presse et sécurité des journalistes
À Kalemie, dans la province du Tanganyika, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) tire la sonnette d’alarme sur la sécurité des journalistes en 2026. À l’occasion de la Journée inte...

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