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Kalemie : face aux catastrophes naturelles, l’UNESCO prépare 25 journalistes à mieux informer les populations

À Kalemie, l’UNESCO accompagne 25 journalistes dans la préparation des médias communautaires aux catastrophes naturelles. Objectif : mieux anticiper les risques et informer les populations.

Atelier de renforcement des capacités de 25 journalistes à Kalemie sur la préparation des médias communautaires aux catastrophes naturelles, sous l’impulsion de l’UNESCO
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KALEMIE, TANGANYIKA — Dans une province confrontée à différents risques naturels et climatiques, l’information peut devenir un outil essentiel de prévention. C’est dans cette perspective que 25 journalistes de Kalemie ont participé, mardi 13 octobre 2026, à un atelier de renforcement des capacités organisé sous l’impulsion de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).


Cette initiative vise à améliorer la préparation des médias communautaires face aux catastrophes naturelles, en renforçant leur capacité à anticiper les situations d’urgence, à informer les populations et à contribuer à la diffusion de messages de prévention adaptés aux réalités locales.


Ouverte officiellement par le ministre provincial de la Communication, Raphaël Pugwe, la formation réunit des professionnels des médias, notamment ceux de la Fédération des radios de proximité du Congo (FRPC).


Au cœur de cette démarche figure un objectif : permettre aux médias de proximité de mieux organiser leur réponse lorsque des événements naturels menacent la sécurité et les conditions de vie des communautés.


Pourquoi préparer les médias communautaires aux catastrophes naturelles ?


Les catastrophes naturelles ne constituent pas uniquement un défi pour les services de secours et les autorités publiques. Elles représentent également une épreuve pour les systèmes locaux d’information.


Lorsqu’une inondation, une forte pluie ou un autre phénomène dangereux survient, les habitants ont besoin de renseignements fiables pour comprendre la situation et prendre des décisions adaptées.


Ils doivent notamment savoir quelles zones sont exposées, quelles précautions adopter et vers quels services se tourner en cas d’urgence.


Dans ces circonstances, les médias communautaires peuvent jouer un rôle important en relayant des informations vérifiées et accessibles.


Leur proximité avec les populations leur permet de mieux connaître les réalités locales, les habitudes de communication et les difficultés rencontrées par les habitants.


Mais cette proximité ne suffit pas à garantir une réponse efficace.


Les journalistes doivent également disposer de méthodes de travail adaptées aux situations de crise, notamment pour vérifier rapidement les informations, éviter la propagation de rumeurs et diffuser des messages compréhensibles.


Kalemie et le Tanganyika face aux risques climatiques


Le contexte géographique et environnemental de Kalemie donne une importance particulière à la question de la prévention.


Située au bord du lac Tanganyika, la ville présente des zones riveraines où les variations du niveau des eaux et les phénomènes d’érosion peuvent soulever des préoccupations pour les habitants et les infrastructures.


Les fortes pluies peuvent également provoquer des difficultés de circulation, endommager certaines voies et perturber les activités quotidiennes.


Dans plusieurs localités rurales de la province, les contraintes de transport et de communication peuvent compliquer l’accès rapide à l’information.


Ces réalités montrent l’importance de disposer de mécanismes capables de transmettre des messages utiles avant, pendant et après un événement dangereux.


La prévention repose notamment sur la connaissance des risques, la préparation des communautés et la coordination entre les acteurs concernés.


Les médias peuvent contribuer à chacune de ces étapes, à condition de disposer d’informations fiables et de procédures adaptées.


Vingt-cinq journalistes appelés à renforcer leurs compétences


L’atelier organisé à Kalemie a réuni 25 professionnels des médias autour de la préparation aux catastrophes naturelles.


Selon les informations communiquées, la formation vise notamment à les outiller dans l’élaboration de plans d’urgence et de réponse adaptés aux besoins des communautés.


Un plan d’urgence permet à une organisation d’anticiper certaines difficultés et de définir les mesures à prendre lorsqu’une situation exceptionnelle survient.


Pour une radio communautaire, cette préparation peut notamment concerner la continuité des émissions, la sécurité du personnel, la vérification des alertes et l’organisation de la diffusion des informations prioritaires.


Elle peut également aider les équipes rédactionnelles à identifier à l’avance les interlocuteurs compétents, notamment les services de protection civile, les autorités administratives et les structures sanitaires.


Les modules détaillés de la formation n’ont toutefois pas été précisés dans les informations reçues par TRACE Kalemie.


Raphaël Pugwe ouvre officiellement les travaux


La cérémonie d’ouverture a été présidée par Raphaël Pugwe, ministre provincial de la Communication du Tanganyika.


Sa participation marque l’intérêt institutionnel accordé à la préparation des médias face aux risques naturels.


La communication joue en effet un rôle transversal dans la gestion des catastrophes.


Elle permet de diffuser les alertes, d’expliquer les consignes de sécurité et de limiter les effets de la désinformation lorsque les populations recherchent des renseignements urgents.


Dans un contexte de crise, l’efficacité des messages dépend aussi de la coordination entre les autorités, les services techniques et les professionnels de l’information.


Les informations transmises ne comprennent pas de citation directe du ministre provincial. Aucun propos ne lui est donc attribué au-delà de son rôle confirmé dans l’ouverture de l’atelier.


Les radios de proximité au cœur du dispositif


La présence de professionnels issus notamment de la Fédération des radios de proximité du Congo souligne l’importance accordée aux médias communautaires.


Dans certaines localités, la radio demeure un canal accessible pour recevoir des informations pratiques.


Elle permet de transmettre des messages dans les langues comprises par les auditeurs et de toucher des personnes qui ne disposent pas nécessairement d’un accès régulier à Internet.


Cette caractéristique peut devenir particulièrement utile lorsque les réseaux de communication sont perturbés ou que les déplacements deviennent difficiles.


Les radios locales peuvent également recueillir les préoccupations des habitants et les transmettre aux services compétents.


Leur contribution doit toutefois s’appuyer sur des informations vérifiées afin d’éviter que des annonces non confirmées ne provoquent la confusion ou la panique.


Anticiper plutôt que réagir après les dégâts


L’un des principaux enjeux de la préparation aux catastrophes consiste à agir avant que les conséquences ne deviennent graves.


Une information diffusée suffisamment tôt peut permettre aux populations de prendre certaines précautions et de mieux comprendre les risques auxquels elles sont exposées.


Mais l’efficacité de cette communication dépend de la fiabilité des alertes et de leur transmission par les services habilités.


Les journalistes ne remplacent ni les météorologues ni les autorités chargées de la protection civile.


Leur responsabilité consiste à vérifier les informations, à les contextualiser et à les rendre accessibles au public.


Cette distinction est essentielle pour éviter les fausses alertes et les messages contradictoires.


La préparation des médias peut ainsi contribuer à une meilleure circulation des informations entre les institutions et les communautés.


Des plans d’urgence pour assurer la continuité de l’information


Lorsqu’une catastrophe survient, les médias eux-mêmes peuvent être confrontés à des difficultés.


Les coupures d’électricité, les problèmes de déplacement ou les perturbations des télécommunications peuvent affecter leur fonctionnement.


La préparation d’un plan d’urgence peut aider une rédaction à identifier ses ressources essentielles et à prévoir des solutions de continuité.


Elle peut également permettre de définir les responsabilités de chaque membre de l’équipe en cas de crise.


Pour les radios de proximité, l’objectif est notamment de préserver leur capacité à informer les auditeurs au moment où les besoins sont les plus importants.


Cette préparation suppose cependant des moyens techniques, une organisation interne et une coordination avec les structures compétentes.


Lutter contre les rumeurs pendant les situations d’urgence


Les catastrophes naturelles peuvent favoriser la circulation rapide d’informations non vérifiées.


Des messages alarmants, des images anciennes présentées comme récentes ou des annonces non officielles peuvent créer de la confusion.


Dans ces circonstances, les médias ont la responsabilité de distinguer les faits confirmés des témoignages et des informations encore en cours de vérification.


Ils doivent également éviter de diffuser des bilans humains ou matériels sans sources suffisamment fiables.


Une communication responsable peut contribuer à maintenir la confiance du public et à faciliter la compréhension des consignes de sécurité.


Le renforcement des capacités des journalistes représente donc aussi un enjeu de qualité de l’information.


Une attention particulière aux populations vulnérables


L’initiative soutenue par l’UNESCO met également l’accent sur la sensibilisation des populations vulnérables.


Lorsqu’un événement naturel dangereux survient, certaines personnes peuvent rencontrer davantage de difficultés pour accéder aux informations ou appliquer les mesures de protection.


Les enfants, les personnes âgées, les personnes vivant avec un handicap et les ménages disposant de ressources limitées peuvent nécessiter une attention particulière.


La communication de prévention doit donc tenir compte de la diversité des publics.


Le choix des langues, la simplicité des messages et leur diffusion par des canaux accessibles constituent des éléments importants.


Les médias communautaires peuvent contribuer à adapter l’information aux réalités des populations qu’ils desservent.


Après la formation, le défi de la mise en pratique


Si l’atelier constitue une étape dans le renforcement des compétences, son impact dépendra surtout de l’utilisation des connaissances acquises.


La préparation de plans d’urgence adaptés aux rédactions pourrait permettre aux médias participants de mieux organiser leur travail en situation de crise.


Des échanges réguliers avec les services techniques et les autorités compétentes pourraient également contribuer à améliorer les circuits de vérification et de diffusion des alertes.


Il reste toutefois à préciser si un dispositif de suivi, des exercices pratiques ou des évaluations sont prévus après cette formation.


Ces éléments seraient utiles pour mesurer les résultats de l’initiative au-delà de la participation des 25 journalistes.


Informer à temps peut aussi contribuer à protéger des vies


En réunissant 25 journalistes à Kalemie, l’atelier organisé sous l’impulsion de l’UNESCO met en évidence une dimension essentielle de la prévention des catastrophes : la qualité et la rapidité de l’information destinée aux communautés.


Dans une province où certains risques naturels peuvent perturber la vie des habitants, les médias de proximité disposent d’un rôle important à jouer dans la diffusion des messages de prévention et des alertes vérifiées.


La formation des professionnels constitue une première étape. Le véritable enjeu sera de traduire ces compétences en procédures concrètes, en collaborations opérationnelles et en informations utiles aux populations.


Car lorsqu’une catastrophe menace, une radio communautaire bien préparée ne doit pas seulement raconter les dégâts après leur survenue : elle doit aussi contribuer à faire parvenir, au bon moment, les informations qui permettent aux habitants de mieux se protéger.


✍️ Joël TCHOMBA | TRACE Kalemie


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