KALEMIE, 2 NOVEMBRE 2026 — La Société coopérative des briquetiers du Congo (SOCOBCO), qui exerce ses activités à Mama Kasanga, à environ 15 kilomètres de la ville de Kalemie, dans la province du Tanganyika, dénonce des pratiques qu'elle qualifie de tracasseries de la part du chef de groupement Kasanga Mutowa. Au centre de cette contestation figure une contribution de 250 briques cuites par porte de four, dont la coopérative remet en cause la légitimité. Dans une déclaration faite ce lundi 2 novembre, Mungobo Mugalu Archimède, vice-président de la SOCOBCO, a exprimé les préoccupations des membres de la coopérative concernant cette contribution qu'ils considèrent comme une charge supplémentaire injustifiée. Selon lui, les briquetiers s'acquittent déjà d'une redevance coutumière auprès de la chefferie, qu'ils estiment être l'instance compétente pour la percevoir. Le différend porte principalement sur une exigence que la coopérative attribue au chef de groupement Kasanga Mutowa. D'après les déclarations de Mungobo Mugalu Archimède, cette autorité coutumière réclamerait 250 briques cuites pour chaque porte de four utilisée dans les activités de production. Pour les membres de la SOCOBCO, une telle contribution représenterait une charge supplémentaire dans une activité économique qui nécessite déjà des moyens humains, matériels et financiers. La fabrication des briques mobilise notamment de la main-d'œuvre, des matières premières, des équipements de production et des opérations de cuisson. Dans ce contexte, toute contribution supplémentaire peut avoir des répercussions sur les coûts supportés par les producteurs. La coopérative n'a toutefois pas communiqué le nombre exact de fours concernés ni le volume total de briques qui serait réclamé. L'un des principaux arguments avancés par la coopérative concerne le paiement préalable d'une redevance coutumière. Selon son vice-président, les briquetiers remplissent déjà cette obligation auprès de la chefferie. La SOCOBCO considère que cette structure coutumière constitue l'instance habilitée à percevoir la contribution liée à leurs activités. Elle conteste donc la possibilité qu'une autre autorité exige une perception supplémentaire pour la même activité. Cette position soulève une question importante concernant la répartition des compétences entre les différents échelons de l'administration coutumière. Pour établir si la contribution contestée est effectivement irrégulière, il serait nécessaire d'examiner les textes applicables, les décisions administratives éventuelles et les justificatifs de paiement détenus par les briquetiers. Dans sa déclaration recueillie par le journaliste Michel Kabulo, Mungobo Mugalu Archimède présente la situation comme une forme de tracasserie affectant les activités de la coopérative. Les membres de la SOCOBCO estiment que la multiplication des contributions pourrait fragiliser leur travail et compliquer l'organisation de la production. Le secteur de la briqueterie contribue à l'approvisionnement local en matériaux de construction et représente une source d'activités économiques pour les personnes qui y travaillent. La stabilité des conditions d'exercice de cette activité constitue donc un enjeu pour les producteurs concernés. Les informations disponibles ne permettent cependant pas de déterminer si les briquetiers ont déjà remis les briques réclamées ou si la contestation concerne une exigence qui n'a pas encore été exécutée. Au-delà de la contribution de 250 briques, le différend met en évidence la nécessité de clarifier les règles applicables aux redevances coutumières. Pour les opérateurs économiques, la connaissance des contributions légalement exigibles constitue un élément important de prévisibilité. Une définition claire des autorités compétentes, des montants ou modalités de paiement et des justificatifs à délivrer permettrait de limiter les contestations. Dans le cas de Mama Kasanga, la question centrale reste de savoir si la contribution évoquée par la SOCOBCO dispose d'un fondement juridique ou administratif distinct de la redevance qu'elle affirme déjà payer. Cette vérification relève des autorités compétentes et nécessite l'examen des documents applicables. Face à cette situation, la Société coopérative des briquetiers du Congo appelle les autorités compétentes à intervenir. Elle souhaite que les responsabilités soient clarifiées et que les pratiques qu'elle juge abusives cessent. Une médiation administrative pourrait permettre aux différentes parties d'exposer leurs positions et de présenter les documents justifiant leurs prétentions. La coopérative pourrait notamment être invitée à produire les preuves des redevances déjà acquittées, tandis que l'autorité coutumière concernée pourrait préciser le fondement de la contribution contestée. Une telle démarche permettrait de rechercher une solution fondée sur les règles en vigueur, sans préjuger des responsabilités de chacun. Les accusations formulées par la SOCOBCO mettent directement en cause le chef de groupement Kasanga Mutowa. À ce stade, les informations transmises ne comprennent pas la réaction de cette autorité coutumière. Il reste notamment à savoir si elle reconnaît avoir demandé cette contribution, sur quelle base elle l'aurait éventuellement fait et comment elle répond aux arguments de la coopérative. La position de la chefferie concernée serait également importante pour clarifier les compétences respectives des autorités coutumières. En l'absence de ces éléments, les faits dénoncés doivent être présentés comme des accusations émanant de la coopérative et non comme une irrégularité définitivement établie. La situation rapportée à Mama Kasanga dépasse la seule question de la contribution en briques. Elle interroge les conditions dans lesquelles les activités économiques locales sont encadrées et les mécanismes disponibles pour régler les différends entre producteurs et autorités. Pour les briquetiers, l'enjeu est de pouvoir exercer leur activité dans un environnement où les obligations sont clairement définies. Pour les autorités, il s'agit également de garantir une application transparente des règles et de prévenir les conflits susceptibles d'affecter les activités productives. Une clarification administrative pourrait ainsi contribuer à apaiser les tensions et à sécuriser les relations entre la coopérative et les autorités coutumières. En dénonçant publiquement la contribution de 250 briques cuites par porte de four, la SOCOBCO souhaite attirer l'attention des autorités sur une situation qu'elle estime préjudiciable à ses membres. Son vice-président, Mungobo Mugalu Archimède, demande une intervention permettant de clarifier les perceptions autorisées et de mettre fin aux pratiques contestées. La suite de ce dossier dépendra notamment de la réaction de l'autorité coutumière mise en cause et des vérifications que pourront entreprendre les services compétents. Pour les briquetiers de Mama Kasanga, l'enjeu demeure la transparence des redevances et la possibilité de poursuivre leurs activités dans un cadre réglementaire clairement établi. La Rédaction | TRACE KalemieUne contribution de 250 briques cuites contestée
La SOCOBCO affirme payer déjà une redevance à la chefferie
Des briquetiers qui dénoncent des tracasseries
Une question de compétences et de transparence
La coopérative sollicite l'intervention des autorités
La réaction du chef de groupement reste attendue
Un différend aux implications économiques locales
La SOCOBCO attend une clarification officielle
Kalemie : la SOCOBCO dénonce une contribution de 250 briques par porte de four à Mama Kasanga
La Société coopérative des briquetiers du Congo (SOCOBCO), active à Mama Kasanga, à environ 15 kilomètres de Kalemie, dans la province du Tanganyika, dénonce des pratiques qu'elle qualifie...

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