KALEMIE, TANGANYIKA — La réduction du tarif de péage de 1 222 à 200 dollars sur l'axe Kalemie–Manono est désormais appliquée au poste situé à environ 25 kilomètres de Kalemie, selon les informations recueillies sur place par une équipe de TRACE Kalemie, vendredi 23 octobre 2026. Des agents de Phaepon Construction SARL et des conducteurs de camions rencontrés lors de cette descente ont confirmé l'application du nouveau montant pour la catégorie de transport concernée. Mais si cette baisse est effective au poste visité, elle ne met pas fin aux préoccupations des transporteurs. Plusieurs conducteurs dénoncent une tarification qu'ils jugent inadaptée à ceux qui effectuent uniquement de courtes distances sur cet axe routier. Le cas des véhicules Canter, dont les chauffeurs affirment payer 50 dollars au péage, illustre particulièrement cette contestation. La descente de TRACE Kalemie avait notamment pour objectif de vérifier l'application de la réduction du péage annoncée sur la route reliant Kalemie à Manono. Au poste situé à environ 25 kilomètres de Kalemie, les agents de Phaepon Construction SARL rencontrés par l'équipe ont confirmé l'application du montant de 200 dollars. Des conducteurs présents sur place ont également corroboré cette information. Selon les témoignages recueillis, le tarif concerné est passé de 1 222 à 200 dollars. Cette confirmation constitue un élément important pour les usagers qui attendaient la mise en application de la réduction annoncée. Il convient toutefois de préciser que ce montant ne correspond pas nécessairement à toutes les catégories de véhicules. Les conducteurs interrogés ont notamment évoqué un tarif différent pour les véhicules Canter. La grille tarifaire complète n'ayant pas été examinée, les différentes catégories et leurs montants respectifs restent à documenter. Malgré l'application du nouveau tarif, plusieurs conducteurs ont exprimé des préoccupations concernant le mode de calcul des droits de passage. Ils estiment que le système ne tient pas suffisamment compte des différences entre les véhicules qui parcourent toute la route jusqu'à Manono et ceux qui s'arrêtent à proximité de Kalemie. Selon eux, certains transporteurs effectuant des trajets relativement courts doivent acquitter les mêmes montants que d'autres conducteurs utilisant une portion beaucoup plus importante de l'axe. Cette situation est jugée pénalisante par les chauffeurs qui réalisent des courses locales et transportent des marchandises de moindre valeur. Ils demandent ainsi que les autorités compétentes examinent la possibilité d'une tarification mieux adaptée aux réalités des différents déplacements. Parmi les exemples cités lors du reportage figure celui des véhicules de type Canter. Des conducteurs affirment que ces véhicules sont soumis à un paiement de 50 dollars au poste de péage. Or, certains d'entre eux indiquent ne pas poursuivre leur trajet jusqu'à Manono. Ils expliquent s'arrêter à environ 28 kilomètres de Kalemie, soit à une faible distance au-delà du poste visité. Malgré ce parcours limité, ils déclarent payer le même montant que d'autres conducteurs de véhicules comparables qui effectuent des trajets beaucoup plus longs. Les chauffeurs considèrent cette situation comme désavantageuse pour leurs activités. Ils estiment qu'un déplacement de courte distance ne devrait pas nécessairement être soumis aux mêmes conditions tarifaires qu'un trajet couvrant une portion beaucoup plus importante de la route. Cette revendication repose sur la distance effectivement parcourue, mais aussi sur la nature des marchandises transportées. Les conducteurs rencontrés ont également souligné que tous les véhicules ne transportent pas des marchandises de même valeur. Certains assurent effectuer de petites courses commerciales avec des chargements dont la valeur économique serait relativement limitée. Ils jugent difficile de supporter des frais de péage identiques à ceux de transporteurs effectuant de longs trajets avec des cargaisons plus importantes ou plus coûteuses. Cette comparaison reflète les préoccupations exprimées par les chauffeurs, sans établir que la valeur des marchandises constitue actuellement un critère officiel de tarification. Les règles applicables aux péages routiers peuvent notamment reposer sur les catégories de véhicules, les caractéristiques techniques ou d'autres paramètres définis par les autorités compétentes. La question soulevée par les transporteurs est donc celle de l'adaptation éventuelle de ces règles aux réalités économiques des usagers. Selon les conducteurs interrogés, les montants réclamés au péage constituent une charge importante pour les courses de courte distance. Ils expliquent que les recettes de certains déplacements ne permettent pas toujours de couvrir facilement les dépenses liées au transport. Aux frais de péage peuvent s'ajouter le carburant, l'entretien du véhicule et les autres charges de fonctionnement. Pour les transporteurs effectuant régulièrement de petites courses, l'accumulation de ces dépenses peut réduire les marges disponibles. Les chauffeurs estiment que cette situation complique leurs activités et peut limiter la rentabilité de certains déplacements. Leurs déclarations n'ont cependant pas été accompagnées de documents comptables permettant de mesurer précisément l'impact financier des frais de péage sur leurs revenus. Une évaluation plus détaillée serait nécessaire pour apprécier les conséquences économiques selon les catégories de véhicules et les distances parcourues. Les conducteurs rencontrés appellent les autorités à revoir les modalités de perception afin de mieux distinguer les trajets courts des déplacements de longue distance. Leur demande pourrait notamment conduire à examiner la possibilité de tarifs différenciés selon les portions de route effectivement utilisées. Une telle approche nécessiterait toutefois une étude technique, financière et réglementaire. Elle devrait notamment prendre en compte les coûts d'entretien de l'infrastructure, les catégories de véhicules et les conditions de fonctionnement du système de péage. Les transporteurs souhaitent avant tout que leurs difficultés soient entendues et qu'une solution adaptée aux activités locales soit recherchée. Ils demandent aux autorités compétentes d'engager une réflexion sur la tarification appliquée aux véhicules qui ne parcourent qu'une faible portion de l'axe Kalemie–Manono. Lors de la descente, l'équipe de TRACE Kalemie a échangé avec des agents de Phaepon Construction SARL présents au poste de péage. Ces derniers ont confirmé l'application du tarif réduit de 200 dollars évoqué dans les annonces relatives à cet axe. Cette confirmation concerne les pratiques observées au poste visité le 23 octobre. En revanche, les informations disponibles ne précisent pas si les agents rencontrés disposent d'une compétence décisionnelle concernant la fixation ou la modification des tarifs. La détermination des responsabilités respectives de l'entreprise et des autorités publiques nécessiterait l'examen des textes ou conventions encadrant le dispositif. La direction de Phaepon Construction SARL pourrait également apporter des précisions sur les catégories tarifaires et les éventuelles dispositions applicables aux courts trajets. La descente effectuée par TRACE Kalemie s'est concentrée sur le secteur du péage situé à environ 25 kilomètres de Kalemie. L'équipe n'a pas poursuivi son déplacement jusqu'à Manono. Les constats présentés dans ce reportage concernent donc les témoignages et les informations recueillis à ce poste. Ils ne permettent pas de conclure à une application identique des tarifs sur l'ensemble des installations de péage situées le long de l'axe. Une vérification complémentaire de la grille officielle et des modalités de perception aux autres postes permettrait d'élargir l'analyse. Les témoignages recueillis montrent que la réduction du tarif à 200 dollars constitue une évolution effectivement constatée au poste visité. Cependant, cette baisse ne répond pas à toutes les préoccupations des transporteurs. Les chauffeurs qui effectuent de courts déplacements, notamment avec des véhicules Canter, demandent que leurs conditions particulières soient prises en considération. Ils souhaitent une révision des modalités de tarification afin que les frais supportés correspondent davantage aux réalités de leurs activités. Pour apprécier cette revendication, plusieurs précisions restent nécessaires : la grille officielle complète, les catégories de véhicules, les critères retenus pour fixer les montants et l'existence éventuelle de dispositions particulières pour les trajets courts. Au terme de cette descente, TRACE Kalemie retient deux constats : la baisse annoncée du péage à 200 dollars est confirmée par les personnes rencontrées au poste de 25 kilomètres, mais des conducteurs continuent de contester l'application de tarifs identiques à des trajets de longueurs très différentes. Les transporteurs appellent désormais les autorités compétentes à examiner leurs préoccupations afin de faciliter les activités de transport sur cet axe routier. ✍️ Joël Tchomba| TRACE KalemieLa baisse de 1 222 à 200 dollars confirmée sur le terrain
Des chauffeurs satisfaits de la baisse, mais préoccupés par les courts trajets
Le cas des véhicules Canter à 50 dollars
La valeur des marchandises également évoquée
Des frais qui compliqueraient les petites activités de transport
Une tarification selon la distance : la principale revendication
Le rôle de Phaepon Construction SARL dans les perceptions
Une mission limitée au poste de 25 kilomètres
Une baisse effective, mais un débat toujours ouvert
Axe Kalemie–Manono : la baisse du péage à 200 dollars appliquée, mais des transporteurs dénoncent une tarification inadaptée aux courts trajets
Sur l’axe Kalemie–Manono, la baisse du péage à 200 dollars est confirmée au poste de 25 km. Des conducteurs réclament toutefois une tarification adaptée aux courts trajets.

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