KALEMIE, TANGANYIKA — Trois jours après le retour tant attendu de l’électricité, la déception gagne de nouveau les abonnés de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Kalemie. Ce samedi 17 octobre 2026, une importante interruption de courant est signalée depuis la matinée, touchant également des secteurs qui avaient retrouvé l’électricité mercredi dernier. Le rétablissement annoncé le 14 octobre à 15 h 53 n’avait pourtant pas concerné l’ensemble de la ville. Des quartiers, notamment le secteur de Filtisaf, étaient restés sans courant. Dans plusieurs zones réalimentées, des habitants rapportent une tension insuffisante et des interruptions répétées. Cette nouvelle perturbation intervient après les travaux de maintenance entrepris à la centrale hydroélectrique de Bendera, dont la fin devait permettre un retour plus stable de la desserte. Elle relance les interrogations sur la fiabilité du réseau, les conséquences économiques des coupures et les risques pour l’approvisionnement en eau potable. Mercredi 14 octobre, TRACE Kalemie annonçait le retour de l’électricité à partir de 15 h 53, après plusieurs jours d’interruption liés aux travaux de la SNEL. Cette annonce reflétait le rétablissement constaté dans certains secteurs. Elle ne signifiait toutefois pas que tous les quartiers étaient de nouveau alimentés. À Filtisaf, notamment, des habitants continuaient de vivre sans électricité. Des préoccupations similaires avaient déjà été exprimées par des femmes leaders de la commune de Lukuga, qui dénonçaient des coupures prolongées à Filtisaf et dans certaines avenues de Kituku. Dans les secteurs où le courant était revenu, la situation demeurait également difficile selon les témoignages locaux. Des abonnés signalent des coupures répétées et une qualité d’alimentation jugée insuffisante. Ces perturbations posent la question de la stabilité réelle de la desserte après la remise en service annoncée. Ce samedi 17 octobre, les informations communiquées à TRACE Kalemie font état d’une nouvelle interruption électrique de grande ampleur depuis la matinée. Des secteurs précédemment réalimentés seraient à nouveau privés de courant, rejoignant les quartiers qui n’avaient pas bénéficié du rétablissement du 14 octobre. Les habitants décrivent cette situation comme un nouveau délestage général. Toutefois, l’étendue exacte de l’interruption, son origine technique et la durée prévisible de la perturbation n’ont pas encore été confirmées par la SNEL. Il reste notamment à déterminer si cette interruption résulte d’une difficulté de production à Bendera, d’un problème de transport, d’un incident sur le réseau de distribution ou d’une opération de délestage programmée. En l’absence d’explication technique officielle, aucune de ces hypothèses ne peut être présentée comme la cause établie de la coupure. Pour comprendre la frustration actuelle, il faut revenir au calendrier annoncé par la SNEL. Dans une communication relative à la centrale hydroélectrique de Bendera, l’entreprise avait annoncé l’arrêt du groupe principal numéro 2 du 3 au 12 octobre 2026 afin de procéder au reconditionnement de sa roue Pelton. La durée prévisionnelle de l’intervention était fixée à dix jours. La SNEL indiquait alors qu’un rétablissement complet de la tension sur l’ensemble du réseau était envisagé à l’issue des travaux, sauf imprévu. La population avait donc des raisons d’espérer une amélioration de la desserte après cette période de maintenance. Le retour partiel du courant le 14 octobre avait suscité un soulagement dans les secteurs concernés. Mais les coupures répétées, les quartiers toujours non alimentés et la nouvelle interruption du 17 octobre montrent que la stabilité du service reste problématique, selon les informations locales disponibles. La question est désormais de savoir quelles difficultés persistent après les travaux et quelles mesures la SNEL envisage pour garantir une alimentation plus régulière. Au-delà de l’inconfort dans les ménages, les interruptions répétées peuvent affecter les activités économiques qui dépendent directement de l’électricité. Les ateliers de soudure, les salons de coiffure, les services d’impression, les ateliers informatiques, les unités de conservation des produits alimentaires et de nombreuses petites entreprises ont besoin d’une alimentation régulière pour fonctionner. Lorsqu’une coupure survient, certaines activités doivent être suspendues ou reportées. D’autres peuvent nécessiter le recours à des groupes électrogènes, lorsque les moyens financiers le permettent. Ces solutions de remplacement entraînent des dépenses supplémentaires en carburant et en entretien. Une alimentation instable peut également exposer certains équipements électriques à des dysfonctionnements, notamment lorsque les variations de tension dépassent leurs conditions normales d’utilisation. Pour les abonnés concernés, l’enjeu ne se limite donc pas au retour du courant pendant quelques heures. Il concerne la possibilité de planifier une journée de travail sans craindre des interruptions imprévisibles. La situation électrique soulève une autre inquiétude majeure : l’approvisionnement en eau potable. Lors des coupures prolongées survenues depuis le début du mois d’octobre, plusieurs quartiers de Kalemie avaient connu des difficultés d’accès à l’eau distribuée par la REGIDESO. La dépendance des installations de pompage et de distribution à l’électricité avait alors aggravé les difficultés des ménages. Certains habitants s’étaient tournés vers le lac Tanganyika et la rivière Lukuga pour s’approvisionner en eau, malgré les risques associés à la consommation d’eau non traitée. Après la nouvelle interruption signalée ce 17 octobre, une question se pose : la REGIDESO dispose-t-elle d’une alimentation de secours suffisante pour maintenir ses installations essentielles en fonctionnement ? Il importe également de savoir si les dispositifs de secours prévus lors des travaux de Bendera sont toujours opérationnels et quels services ils permettent effectivement d’alimenter. À ce stade, aucune nouvelle interruption généralisée de la distribution d’eau pour la journée du 17 octobre n’est établie dans les informations reçues. Mais les difficultés observées les jours précédents justifient une vigilance particulière. La question de l’eau potable prend une importance particulière dans un contexte de préoccupations liées au choléra. Des informations locales évoquent des cas de choléra qui auraient été enregistrés à l’Hôpital général de référence de Kalemie avant la récente remise en service de l’électricité. Le nombre exact de cas, les dates de leur prise en charge et leur confirmation médicale doivent toutefois être vérifiés auprès des autorités sanitaires compétentes. La Nouvelle Société civile du Tanganyika avait également exprimé, dans des informations relayées par la presse, des inquiétudes concernant le risque de maladies hydriques pendant la pénurie d’eau. Il serait incorrect d’attribuer directement d’éventuels cas de choléra aux coupures d’électricité sans enquête sanitaire. En revanche, une réduction de l’accès à l’eau potable peut accroître les risques sanitaires lorsque des ménages sont contraints d’utiliser une eau non traitée. La continuité de la distribution d’eau, la surveillance sanitaire et l’information des habitants constituent donc des priorités de prévention. Face aux perturbations persistantes, certains habitants remettent en question la forte dépendance de Kalemie à l’égard de la desserte assurée par la SNEL. Ils évoquent notamment les situations de villes comme Goma et Bukavu, où d’autres opérateurs et dispositifs d’approvisionnement électrique sont également présents. Pour ces abonnés, la diversification des fournisseurs pourrait représenter une piste de réflexion afin d’améliorer la disponibilité du service. Cette proposition traduit une attente de solutions alternatives, mais elle ne permet pas d’affirmer que la présence de plusieurs fournisseurs garantirait automatiquement une électricité continue à Kalemie. Une telle évolution nécessiterait notamment d’examiner les capacités de production disponibles, les investissements nécessaires, les réseaux de distribution, les conditions réglementaires et le coût du service pour les ménages. Le débat soulevé par les habitants porte ainsi sur une question plus large : comment renforcer durablement la sécurité de l’approvisionnement électrique de Kalemie ? Après les travaux de Bendera et les perturbations constatées depuis le 14 octobre, plusieurs interrogations appellent des réponses techniques. Les opérations de reconditionnement du groupe numéro 2 sont-elles entièrement achevées ? Quelle est sa capacité de production effective depuis la remise en service ? Pourquoi certains quartiers, notamment Filtisaf, n’ont-ils pas bénéficié du rétablissement annoncé ? Quelles sont les causes des variations de tension et des coupures répétées signalées dans les secteurs réalimentés ? Quelle est l’origine de l’interruption de grande ampleur observée ce samedi 17 octobre ? Enfin, existe-t-il un calendrier de stabilisation de la desserte et des mesures particulières pour garantir l’alimentation des installations essentielles, notamment celles de la REGIDESO ? Ces questions visent à clarifier la situation et à permettre aux abonnés de disposer d’informations fiables sur les perspectives de rétablissement. Au moment de la rédaction, TRACE Kalemie ne dispose pas d’une nouvelle communication officielle de la SNEL répondant à ces interrogations. La succession des interruptions depuis le début du mois d’octobre a placé les habitants de Kalemie dans une situation d’incertitude prolongée. Le retour de l’électricité annoncé le 14 octobre avait suscité l’espoir d’une amélioration après plusieurs jours de travaux. Mais le maintien de quartiers sans courant, les perturbations observées dans les secteurs réalimentés et la nouvelle interruption de ce 17 octobre alimentent désormais le mécontentement des abonnés. Pour les ménages et les acteurs économiques, la priorité reste une alimentation régulière, suffisamment stable et accompagnée d’une communication claire en cas de panne. La situation concerne également la continuité des services essentiels, particulièrement l’approvisionnement en eau potable. Après les travaux de Bendera, la question n’est plus seulement de savoir quand le courant reviendra, mais combien de temps il pourra rester disponible et dans quelles conditions. À Kalemie, les habitants attendent désormais des explications techniques et des améliorations mesurables, afin que le retour de l’électricité ne soit plus seulement une annonce, mais un service réellement durable. ✍️ La Rédaction | TRACE KalemieLe retour du 14 octobre n’avait pas concerné toute la ville
17 octobre : une nouvelle interruption majeure depuis la matinée
Des travaux de dix jours et l’espoir d’une desserte stabilisée
Commerces et ateliers : comment travailler sans électricité fiable ?
La REGIDESO face au risque d’une nouvelle perturbation de l’eau
Le choléra renforce les préoccupations sanitaires
Des habitants évoquent la possibilité de plusieurs fournisseurs d’électricité
La SNEL attendue sur des explications précises
Après l’espoir du 14 octobre, une population de nouveau déçue
Kalemie replonge dans le noir ce 17 octobre : le retour du courant n’aura été que partiel et instable
À Kalemie, le courant rétabli le 14 octobre n’avait pas atteint tous les quartiers. Ce 17 octobre, une nouvelle interruption majeure ravive les critiques envers la SNEL.

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