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Kalemie : les enseignants de la SNCC en grève après huit mois sans salaire et quinze ans sans matricule

À Kalemie, les enseignants des écoles de la SNCC poursuivent leur mouvement de grève pour réclamer le paiement de huit mois d’arriérés de salaire ainsi que leur mécanisation après quinze an...

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La situation des enseignants œuvrant dans les établissements scolaires de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) à Kalemie continue de susciter des inquiétudes. Depuis plusieurs semaines, ces professionnels de l’éducation observent un mouvement de grève afin de dénoncer leurs conditions de travail qu’ils jugent de plus en plus difficiles.

Au cœur de leurs revendications figurent notamment huit mois d’arriérés de salaire ainsi que l’absence de mécanisation pour plusieurs enseignants qui affirment attendre leur matricule depuis près de quinze ans. Une situation qui, selon eux, affecte gravement leurs conditions de vie ainsi que celles de leurs familles.

Les grévistes estiment que malgré les nombreuses promesses formulées au fil des années, aucune solution durable n’a encore été apportée à leurs préoccupations. Ils dénoncent une précarité persistante qui complique l’exercice de leur profession et fragilise davantage le secteur éducatif.

« Nous demandons simplement le respect de nos droits. Après plusieurs années de service, il est difficile de comprendre pourquoi certains enseignants attendent encore leur mécanisation alors qu’ils continuent à assurer l’encadrement des élèves », confient plusieurs membres du corps enseignant.

Selon les informations recueillies, les enseignants réclament avant tout le paiement immédiat des arriérés de salaire accumulés au cours des huit derniers mois. Ils demandent également aux autorités compétentes d’accélérer le processus de mécanisation afin de régulariser définitivement leur situation administrative.

Cette grève intervient dans un contexte où les défis liés au financement de l’éducation demeurent importants dans plusieurs régions du pays. Pour les observateurs, une solution rapide apparaît nécessaire afin d’éviter des perturbations prolongées des activités scolaires et de préserver le droit à l’éducation des élèves concernés.

Du côté des parents, l’inquiétude grandit face à la durée du mouvement. Beaucoup redoutent que cette situation n’ait des conséquences sur le calendrier scolaire et sur les performances académiques des apprenants.

Alors que les enseignants maintiennent leur mouvement de protestation, les regards restent tournés vers les autorités compétentes ainsi que les responsables concernés dans l’espoir de voir s’ouvrir un dialogue susceptible de conduire à une issue favorable.

Pour les grévistes, le retour à la normale passe avant tout par des mesures concrètes répondant à leurs principales revendications : le paiement des salaires dus et la mécanisation des enseignants toujours en attente de leur matricule après plusieurs années de service.

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