NYUNZU — Le ministre national de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, a apporté une assistance aux victimes des récents incidents survenus dans le groupement Bayoro, dans le territoire de Nyunzu, au Tanganyika. À travers la Fondation Massamba Wa Massamba Ferdinand (FOMAF), une enveloppe destinée à soutenir les personnes affectées a été remise. Selon les informations communiquées par son entourage, le ministre a également pris en charge les factures médicales des blessés ainsi que leur séjour à l’Hôpital Général de Référence de Nyunzu. Cette intervention intervient après les violences enregistrées au village Mulongo, situé dans le groupement Bayoro, à plusieurs dizaines de kilomètres de Nyunzu-centre. Les incidents sont survenus dimanche 4 octobre sur fond de contestation coutumière. Selon Radio Okapi, qui cite l’administrateur intérimaire du territoire de Nyunzu, trois personnes ont été blessées par balle lors de l’intervention des forces de l’ordre au village Mulongo. Les tensions étaient liées à l’installation de Nicolas Kabogo Sango comme chef du groupement Bayoro. D’après la version rapportée par l’autorité territoriale, les forces de sécurité sont intervenues après le signalement de groupes de personnes munies notamment de flèches et de machettes qui auraient tenté d’empêcher la cérémonie officielle d’installation. Ces éléments décrivent le contexte des incidents mais ne permettent pas, à eux seuls, d’établir toutes les responsabilités dans les violences. Les circonstances précises de l’usage des armes et le déroulement complet des affrontements nécessitent d’être établis par les autorités compétentes. Dans ce contexte, la Fondation FOMAF affirme avoir mobilisé une assistance en faveur des victimes. Outre l’enveloppe remise pour contribuer à leurs besoins immédiats, Ferdinand Massamba Wa Massamba aurait pris en charge les frais médicaux des personnes blessées ainsi que les dépenses liées à leur séjour à l’Hôpital Général de Référence de Nyunzu. Le montant de l’enveloppe remise et celui des frais médicaux pris en charge n’ont pas été précisés dans les informations communiquées. L’assistance répond ainsi à des besoins immédiats des personnes touchées, particulièrement celles nécessitant des soins après les incidents. Il convient de distinguer cette intervention des activités institutionnelles du ministère de l’Emploi et du Travail. L’assistance a été présentée comme une action menée à travers la Fondation Massamba Wa Massamba Ferdinand et non comme un programme du ministère. Ferdinand Massamba Wa Massamba est actuellement ministre de l’Emploi et du Travail au sein du gouvernement national. Il est également originaire du territoire de Nyunzu, où il a exercé des responsabilités politiques avant son entrée au gouvernement. Selon les informations transmises à TRACE Kalemie, des acteurs de la société civile locale ont salué cette assistance, estimant qu’elle constitue un geste de solidarité envers les personnes affectées. Cette appréciation reste celle des acteurs qui se sont exprimés à la suite de l’intervention. Au-delà de l’aide matérielle et médicale, l’enjeu principal demeure le rétablissement durable du calme dans les communautés concernées et la prévention de nouvelles violences. Les événements de Bayoro rappellent la sensibilité des questions liées au pouvoir coutumier dans certaines communautés du Tanganyika. Lorsqu’une désignation ou une installation est contestée, l’absence de mécanismes de dialogue acceptés par les différentes parties peut favoriser une escalade des tensions. Dans le cas de Mulongo, l’urgence consiste d’abord à éviter de nouveaux affrontements, à assurer la prise en charge des personnes blessées et à établir précisément les circonstances des violences. Une résolution durable suppose également que les différends soient traités dans le respect des procédures légales et coutumières applicables, sans recours à la violence. Selon ses proches, Ferdinand Massamba Wa Massamba inscrit son intervention dans une démarche de promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Son entourage rattache également cette démarche à la vision de paix et de cohésion nationale portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Au-delà de ces déclarations, le défi à Bayoro reste désormais concret : prévenir de nouveaux incidents et permettre aux différentes parties de privilégier le dialogue. La prise en charge des soins et l’aide apportée aux victimes peuvent répondre à une partie des conséquences immédiates des violences. Elles ne règlent cependant pas le différend à l’origine des tensions. Les prochaines étapes seront donc déterminantes : évolution de l’état de santé des blessés, retour effectif au calme, éventuelles investigations sur les circonstances des tirs et mécanismes mis en place pour résoudre la contestation coutumière. Pour les populations de Bayoro, l’enjeu est que la solidarité manifestée après les violences soit accompagnée d’efforts capables d’empêcher leur répétition. ✍️ La Rédaction | TRACE KalemieTrois personnes blessées par balle à Mulongo
Les soins des blessés pris en charge
Une initiative privée du ministre à travers sa fondation
La société civile locale salue l’assistance
Le conflit coutumier au cœur des tensions
Un appel à la paix et au vivre-ensemble
L’assistance soulage l’urgence, le conflit reste à résoudre
Nyunzu : Ferdinand Massamba prend en charge les soins des blessés après les incidents de Bayoro
Après les violences survenues à Mulongo, dans le groupement Bayoro, Ferdinand Massamba Wa Massamba a apporté une assistance aux victimes et pris en charge, selon son entourage, les soins de...

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