MANONO – Plus de 200 personnes déplacées vivent actuellement dans des conditions précaires dans le secteur de Nyembamukebo, situé à environ 175 kilomètres de Manono centre, dans la province du Tanganyika.
Selon les autorités territoriales, ces déplacés ont fui l’insécurité liée au groupe armé AFC-M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo avant de trouver refuge dans cette partie du Tanganyika.
Des familles sans assistance depuis leur arrivée
D’après l’administrateur du territoire de Manono, Cyprien Kitanga, ces hommes, femmes et enfants traversent des moments particulièrement difficiles depuis leur arrivée à Nyembamukebo.
L’autorité territoriale indique que ces déplacés n’ont, jusqu’à présent, bénéficié d’aucune assistance humanitaire, malgré les conditions de vie précaires auxquelles ils sont confrontés.
Le manque de nourriture, d’abris adaptés, d’eau potable et d’accès aux soins de santé figure parmi les principales difficultés signalées dans cette zone.
Une situation humanitaire préoccupante
La présence de ces déplacés exerce également une pression sur les communautés d’accueil, dont les ressources restent limitées. Dans cette partie reculée du territoire de Manono, les capacités locales ne permettent pas toujours de répondre aux besoins croissants des personnes vulnérables.
Les autorités locales redoutent une détérioration de la situation si aucune intervention rapide n’est organisée en faveur des familles concernées.
Un appel aux autorités et aux humanitaires
Face à cette situation, l’administrateur du territoire de Manono appelle les autorités compétentes, les organisations humanitaires et les partenaires à intervenir afin d’apporter une assistance urgente aux déplacés de Nyembamukebo.
Une aide en vivres, en non-vivres, en soins médicaux et en abris temporaires est jugée nécessaire pour soulager ces familles contraintes de quitter leurs localités d’origine à cause de l’insécurité.
Le Tanganyika face aux conséquences de la crise sécuritaire à l’Est
Alors que les violences dans l’Est de la RDC continuent de provoquer des mouvements de populations, certaines familles trouvent refuge dans d’autres provinces, notamment au Tanganyika.
Le cas de Nyembamukebo illustre les répercussions humanitaires de cette crise sécuritaire sur des zones parfois éloignées des foyers directs de conflit, mais qui doivent désormais faire face à l’accueil de populations déplacées.
Pour les déplacés concernés, l’urgence reste l’arrivée d’une assistance capable de leur permettre de vivre dans des conditions plus dignes en attendant une amélioration de la situation sécuritaire dans leurs milieux d’origine.











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