KALEMIE, 10 août 2026 — Le renforcement de la collaboration entre la population et les services chargés de la sécurité était au centre d'une rencontre organisée ce lundi dans la commune de Lukuga, à Kalemie. Le Comité local de sécurité a échangé avec les habitants du quartier Joseph, à Kishanga, autour du fonctionnement de la police de proximité et de la participation des citoyens à la prévention de l'insécurité.
La rencontre était présidée par Zedi Joseph, bourgmestre de la commune de Lukuga et président du Comité local de sécurité. Elle a réuni les membres de cette structure, des chefs d'avenues ainsi que plusieurs habitants venus s'informer et présenter leurs préoccupations liées à la sécurité dans leur milieu de vie.
La police de proximité expliquée aux habitants
Une partie importante des échanges a été consacrée à la sensibilisation sur la police de proximité. Les représentants de la Police nationale congolaise ont expliqué à la population les principes qui fondent cette approche, notamment ceux présentés autour des 3P et des 3R.
L'objectif est notamment de renforcer une relation de confiance et de collaboration entre les services de police et les communautés. Dans cette approche, la population n'est plus seulement considérée comme bénéficiaire de la sécurité, mais également comme un partenaire capable de contribuer à la prévention des actes susceptibles de troubler l'ordre public.
Une telle collaboration peut notamment passer par le signalement rapide des comportements suspects, la transmission d'informations utiles aux services compétents et le dialogue régulier entre les habitants, les responsables communautaires et les forces de sécurité.
Les habitants présentent leurs préoccupations
La rencontre a également donné la parole aux habitants. Plusieurs questions ont été adressées aux responsables présents concernant la sécurité et le fonctionnement de la police de proximité.
Le commandant du CIAT Lukuga a répondu aux différentes préoccupations exprimées. À l'issue des échanges, un numéro vert a été communiqué afin de permettre à la population de signaler les problèmes liés à la sécurité et de faciliter la transmission d'alertes aux services compétents.
La mise à disposition d'un tel canal de communication pourrait contribuer à améliorer la rapidité des signalements, à condition que les informations reçues puissent faire l'objet d'un traitement approprié et que la population en fasse un usage responsable.
Le rôle du militaire expliqué à la communauté
Le commandant de la prévôté militaire de la ville de Kalemie, Fikiri Bofonbo Joseph, est également intervenu au cours de la rencontre. Il a expliqué aux participants le rôle attendu d'un militaire dans la communauté.
Son intervention a notamment porté sur la protection des personnes et de leurs biens ainsi que sur la contribution des militaires à la sécurisation de la population. Ces explications interviennent dans un contexte où le comportement des différents services de sécurité reste une question particulièrement suivie par les citoyens.
De la sécurité à la salubrité
Au-delà des questions strictement sécuritaires, le bourgmestre Zedi Joseph a également attiré l'attention des habitants sur l'état de salubrité de leur environnement. Il les a invités à prendre conscience de leur responsabilité dans l'assainissement de la commune et, plus largement, de la ville de Kalemie.
Pour l'autorité communale, la construction d'un environnement sûr passe également par un cadre de vie propre. Cette sensibilisation intervient alors que les questions d'insalubrité restent régulièrement soulevées dans plusieurs quartiers de Kalemie.
Un cadre permanent de concertation
Le Comité local de sécurité constitue un espace de concertation réunissant plusieurs acteurs intervenant directement ou indirectement dans la sécurité locale. Il comprend notamment le bourgmestre, les chefs de quartiers, la police de proximité, des agents de l'ANR, des militaires, des magistrats ainsi que des agents de la Direction générale de migration (DGM).
Cette diversité permet de mettre autour d'une même table les autorités administratives, les services de sécurité et les responsables communautaires afin d'examiner les problèmes rencontrés localement et de rechercher des réponses adaptées.
La confiance, un élément essentiel
Pour que la police de proximité produise des résultats durables, la collaboration entre les citoyens et les services de sécurité reste déterminante. La population doit pouvoir signaler les problèmes sans crainte, tandis que les services concernés doivent préserver la confidentialité, répondre aux alertes et maintenir un comportement professionnel envers les citoyens.
La rencontre organisée à Kishanga constitue ainsi une étape dans cette volonté de rapprocher les services de sécurité de la communauté. L'enjeu sera désormais de poursuivre ces échanges dans les différents quartiers et surtout de transformer les préoccupations recueillies auprès des habitants en réponses concrètes sur le terrain.
✍️ La Rédaction | TRACE Kalemie










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