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SNEL/Tanganyika : les journaliers de Kalemie dénoncent une « discrimination persistante » et réclament leur régularisation

Des journaliers de la SNEL à Kalemie dénoncent ce qu’ils qualifient de discrimination dans les processus de régularisation. Certains disent travailler depuis plus de vingt ans et réclament...

Travailleurs journaliers de la SNEL à Kalemie réclamant leur prise en compte dans le processus de régularisation et de recrutement.
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Un mouvement de mécontentement se fait entendre parmi les travailleurs journaliers de la Société nationale d'électricité (SNEL) à Kalemie. Plusieurs d'entre eux dénoncent ce qu'ils présentent comme une « discrimination persistante » dans les processus de régularisation et de recrutement au sein de l'entreprise publique.
Selon les témoignages recueillis auprès des concernés, cette situation durerait depuis plus de vingt ans. Ils affirment que, malgré plusieurs années de service, les journaliers du Tanganyika seraient régulièrement laissés de côté lorsque des possibilités de régularisation se présentent.
Leur revendication intervient alors qu'un nouveau processus de recrutement, attribué à la Direction des ressources humaines (DRH), serait en cours depuis environ un mois. Les travailleurs concernés demandent que leur ancienneté, leur expérience professionnelle et les services déjà rendus à l'entreprise soient pris en considération.

Des travailleurs qui revendiquent plus de vingt ans d'attente


Pour les journaliers interrogés, le problème dépasse le processus de recrutement actuellement évoqué. Ils parlent d'une situation ancienne qui se serait répétée au fil des années.
Certains affirment avoir consacré une importante partie de leur vie professionnelle à la SNEL sans parvenir à obtenir un statut stable.
Ils estiment que leur maintien prolongé dans une situation de travail journalier contraste avec les responsabilités qu'ils disent exercer quotidiennement au sein de l'entreprise.
Les concernés souhaitent donc que leur situation fasse l'objet d'un examen particulier et que les années passées au service de la société puissent constituer un élément déterminant lors des décisions de recrutement ou de régularisation.

Distribution, sensibilisation et recouvrement parmi les tâches évoquées


Pour justifier leur demande, les journaliers mettent notamment en avant leur implication dans le fonctionnement quotidien des services de la SNEL à Kalemie.
Ils affirment intervenir dans plusieurs opérations, notamment la distribution, la sensibilisation des abonnés, la mobilisation, le recouvrement ainsi que certaines opérations liées à la réception et à l'encaissement des recettes.
Ces différentes responsabilités les placeraient régulièrement en contact direct avec les abonnés et leur donneraient, selon eux, une expérience pratique importante du fonctionnement de l'entreprise sur le terrain.
« C'est nous qui distribuons, sensibilisons, mobilisons, recouvrons, recevons et encaissons les recettes de la SNEL, mais les autorités ne veulent pas nous reconnaître », dénoncent les travailleurs concernés.
À travers cette déclaration, ils souhaitent surtout attirer l'attention sur ce qu'ils considèrent comme un paradoxe : être suffisamment sollicités pour assurer certaines tâches opérationnelles, mais ne pas bénéficier, selon eux, d'une reconnaissance professionnelle correspondant à leur ancienneté.

Le vieillissement du personnel permanent également évoqué


Les journaliers soulèvent également la question des effectifs permanents de la SNEL dans la province.
Selon leurs témoignages, une partie des anciens agents aurait progressivement quitté le service au fil des années, notamment en raison des départs à la retraite et des décès.
Cette diminution aurait accru la place occupée par les journaliers dans certaines activités quotidiennes.
Les concernés considèrent dès lors que le renouvellement du personnel pourrait constituer une occasion de valoriser les personnes disposant déjà d'une expérience acquise au sein même de l'entreprise.
Ils ne demandent donc pas seulement un recrutement, mais une reconnaissance de leur parcours et de leur ancienneté dans l'examen des candidatures.

Un processus de recrutement au centre des préoccupations


C'est dans ce contexte qu'un processus de recrutement serait actuellement conduit par la Direction des ressources humaines de la SNEL.
Les journaliers affirment suivre avec attention cette opération et craignent de voir se reproduire ce qu'ils présentent comme les exclusions vécues lors de précédents processus.
Ils demandent aux responsables de l'entreprise de garantir des critères transparents et équitables et de préciser la place réservée aux travailleurs journaliers déjà actifs dans les différentes structures.
Pour eux, l'expérience professionnelle acquise sur le terrain devrait constituer un avantage objectif lors de l'évaluation des profils.

Des accusations qui nécessitent aussi la version de la SNEL


Les accusations de discrimination formulées par les journaliers émanent, à ce stade, des travailleurs concernés. Il reste donc important que la direction de la SNEL puisse également apporter sa version des faits, notamment sur les critères utilisés pour les recrutements, le statut des journaliers et les possibilités éventuelles de régularisation.
Plusieurs questions restent en effet à éclaircir : combien de journaliers travaillent actuellement pour la SNEL au Tanganyika ? Quels sont les critères du recrutement en cours ? L'ancienneté constitue-t-elle un élément pris en compte ? Existe-t-il un mécanisme particulier de régularisation des personnes travaillant depuis plusieurs années sous ce statut ?
Des réponses officielles permettraient de mieux apprécier les revendications exprimées et d'éviter que le dossier ne repose uniquement sur les témoignages des travailleurs.

La question de la stabilité professionnelle


Au-delà du cas de la SNEL, cette revendication soulève également la question plus générale de la situation des travailleurs maintenus pendant de longues périodes sous des formes d'emploi temporaire.
Pour les personnes concernées, l'absence de stabilité peut créer une incertitude permanente sur l'avenir professionnel, particulièrement après plusieurs années de service.
Dans le cas des journaliers de Kalemie, certains affirment avoir accumulé une expérience qui pourrait être utile à l'entreprise, notamment grâce à leur connaissance des abonnés, du terrain et des réalités locales.
La question qui se pose est donc celle de savoir comment cette expérience sera considérée dans le processus actuellement évoqué.

Les journaliers appellent à un traitement équitable


Les travailleurs concernés adressent leur appel aux responsables de la SNEL, particulièrement aux services chargés des ressources humaines, mais également aux autorités administratives susceptibles de s'intéresser à leur situation.
Ils demandent avant tout que leur dossier soit examiné avec équité et que les travailleurs ayant déjà servi l'entreprise pendant plusieurs années ne soient pas automatiquement écartés au profit de nouveaux candidats.
Ils souhaitent également davantage de transparence autour des conditions de recrutement afin que chaque candidat puisse connaître les critères retenus.
Pour ces journaliers, le recrutement en cours représente ainsi bien plus qu'une procédure administrative : il ravive l'espoir d'obtenir enfin une situation professionnelle plus stable après plusieurs années de travail.

Une réponse officielle désormais attendue


Après cette sortie des journaliers, l'attention se tourne désormais vers la direction de la SNEL et les responsables des ressources humaines.
Une prise de parole officielle pourrait permettre de confirmer ou non l'existence et les modalités du processus de recrutement évoqué, mais aussi d'expliquer la politique de l'entreprise concernant ses travailleurs journaliers au Tanganyika.
Elle permettrait également de répondre aux accusations de discrimination formulées par les concernés et d'établir si des mécanismes de régularisation sont envisagés.
Pour les journaliers de Kalemie, l'attente est désormais celle d'une réponse claire : savoir si leurs années de service et leur expérience pourront enfin peser dans les décisions concernant l'avenir des effectifs de la SNEL au Tanganyika.
✍️ La Rédaction | TRACE Kalemie

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