KALEMIE, 4 août 2026 — Les premières retombées du projet « Mwanamke Imara, Jamii Imara » commencent à se concrétiser sur le terrain. À peine un mois après le lancement des activités de formation, les femmes bénéficiaires engagées dans le maraîchage ont réalisé leur première récolte sur le site de Kikongo, situé sur l'axe Katanika, dans la ville de Kalemie. Cette étape marque le début des résultats attendus de cette initiative destinée à renforcer l'autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes filles déplacées internes.
Mis en œuvre par l'Association pour la Paix et la Solidarité Communautaire (APSC), sous la coordination de Madame Christine Meddy, le projet bénéficie du financement du Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), avec l'appui technique de First Response Fund et en partenariat avec le Gouvernement du Canada. Son objectif est d'offrir aux femmes déplacées des compétences pratiques et des activités génératrices de revenus afin de favoriser leur autonomie et leur résilience.

Une première récolte porteuse d'espoir
Les légumes récoltés constituent les premiers résultats visibles des formations dispensées il y a quelques semaines aux bénéficiaires. Pour ces femmes, cette production représente bien plus qu'une simple récolte agricole. Elle symbolise une nouvelle opportunité de reconstruire leur vie après les difficultés liées au déplacement forcé.
Plusieurs participantes expliquent que cette première récolte leur permet d'envisager un avenir avec davantage d'optimisme. Elles espèrent pouvoir vendre une partie de leur production afin de générer des revenus destinés à répondre aux besoins essentiels de leurs familles, tout en conservant une autre partie pour améliorer l'alimentation de leurs ménages.
Trois activités pour diversifier les revenus
Le maraîchage n'est qu'une des composantes du projet « Mwanamke Imara, Jamii Imara ». Celui-ci comprend également des formations en savonnerie et en pâtisserie, deux activités économiques choisies pour offrir aux bénéficiaires plusieurs sources de revenus.
Les responsables du projet expliquent que cette diversification permet aux participantes de développer différentes compétences adaptées aux réalités économiques locales. En combinant agriculture et activités de transformation, les femmes disposent de davantage d'opportunités pour améliorer leurs conditions de vie.
L'autonomisation des femmes au cœur du projet
Pour l'APSC et ses partenaires, l'autonomisation économique constitue un levier essentiel pour renforcer la résilience des femmes déplacées. Les conflits et les déplacements forcés ont souvent privé ces dernières de leurs moyens de subsistance. En leur offrant des compétences pratiques, le projet ambitionne de leur permettre de retrouver progressivement leur indépendance financière.
Au-delà de l'aspect économique, cette initiative contribue également à renforcer la confiance des bénéficiaires en leurs capacités. Les formations reçues leur permettent non seulement de produire, mais aussi de mieux gérer leurs activités et de développer un esprit entrepreneurial.
Des bénéficiaires satisfaites
Les participantes n'ont pas caché leur satisfaction à l'occasion de cette première récolte. Elles ont exprimé leur reconnaissance envers les partenaires qui soutiennent cette initiative et ont salué les efforts de l'APSC dans l'accompagnement des femmes déplacées.
Selon elles, ce projet leur redonne espoir après une période marquée par les difficultés liées au déplacement. Elles estiment que les connaissances acquises leur permettront de devenir progressivement plus autonomes et de mieux subvenir aux besoins de leurs familles.
Des perspectives encourageantes
Les responsables du projet se réjouissent de ces premiers résultats qu'ils considèrent comme encourageants. Ils espèrent que les prochaines récoltes permettront d'accroître la production et d'améliorer davantage les revenus des bénéficiaires.
À travers « Mwanamke Imara, Jamii Imara », l'APSC, le Fonds pour les Femmes Congolaises, First Response Fund et le Gouvernement du Canada réaffirment leur engagement à accompagner les femmes déplacées vers une autonomie durable. Cette première récolte démontre qu'avec un appui adapté, des formations de qualité et un accompagnement de proximité, les initiatives locales peuvent contribuer efficacement à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables dans la province du Tanganyika.
✍️ La Rédaction | TRACE Kalemie






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