Tanganyika : l’apprentissage des nattes, une opportunité pour renforcer l’autonomie des femmes vulnérables
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de réponse intégrée d’urgence aux besoins de protection contre l’exploitation et les abus sexuels (SEA) ainsi qu’en santé sexuelle et reproductive (SSR), l’Association Wapandaji poursuit activement ses activités d’autonomisation économique dans la province du Tanganyika.
Cette initiative est réalisée en partenariat avec l’APEDC-RDC grâce au financement du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Elle vise à accompagner les populations vulnérables affectées par les conséquences de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment dans les zones touchées par les déplacements de populations.
Une formation pratique tournée vers l’autonomie économique
Parmi les activités mises en œuvre figure l’apprentissage de la fabrication artisanale des nattes. Cette formation permet principalement aux femmes et aux jeunes filles bénéficiaires d’acquérir un savoir-faire susceptible de générer des revenus et de renforcer leur autonomie financière.
Selon les responsables du projet, cette activité s’inscrit dans une approche globale qui associe la protection des personnes vulnérables, l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive ainsi que la promotion des activités génératrices de revenus.
« L’objectif est de permettre aux bénéficiaires de retrouver progressivement leur autonomie financière tout en renforçant leur dignité et leur capacité à subvenir aux besoins de leurs familles », a expliqué un encadreur de l’Association Wapandaji lors d’une séance de formation.
Des bénéficiaires satisfaites des compétences acquises
Les participantes saluent cette opportunité qui leur ouvre de nouvelles perspectives économiques. Plusieurs d’entre elles estiment que les compétences acquises pourront être mises à profit dans le cadre de petites activités commerciales ou artisanales destinées à soutenir les revenus de leurs ménages.
Dans un contexte marqué par les conséquences des conflits armés, les déplacements forcés et la précarité économique, ce type de formation apparaît comme une réponse concrète aux besoins des communautés affectées.
Un engagement en faveur de la résilience communautaire
À travers cette initiative, l’Association Wapandaji, l’APEDC-RDC et l’UNFPA réaffirment leur engagement à soutenir les populations vulnérables à travers des actions durables axées sur la protection, l’inclusion sociale et l’autonomisation économique.
Les partenaires soulignent que le renforcement des capacités économiques des femmes constitue un élément essentiel du relèvement communautaire et de la résilience des populations confrontées aux défis humanitaires persistants dans l’Est du pays et dans la province du Tanganyika.
La poursuite de ces formations témoigne ainsi de la volonté des acteurs impliqués d’offrir aux bénéficiaires des outils concrets leur permettant de reconstruire progressivement leurs moyens de subsistance et d’envisager l’avenir avec davantage de confiance.







Commentaires de la communaute
Reagissez avec nuance, ajoutez du contexte ou posez une question a la redaction.
Aucun commentaire publie pour le moment.Soyez le premier a enrichir la discussion autour de cet article.