KALEMIE, 11 août 2026 — La question de l'accès à l'eau potable suscite de nouvelles inquiétudes au sud de Kalemie. La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) du Tanganyika alerte sur le décès d'une personne au village Mwavi, près de Katibili, dans la chefferie Tumbwe, qu'elle soupçonne d'être lié à la consommation d'une eau qui serait polluée.
À ce stade, aucun élément communiqué à TRACE Kalemie ne permet d'établir médicalement un lien de causalité entre le décès signalé et la qualité de l'eau consommée. L'alerte de la société civile soulève néanmoins une question de santé publique qui nécessite, selon l'organisation, une intervention rapide des services compétents.
La NDSCI alerte sur le manque d'eau potable
Selon la NDSCI, les habitants de cette partie de la chefferie Tumbwe seraient confrontés depuis un certain temps à des difficultés d'accès à une eau propre à la consommation.
La population utilisait notamment l'eau de la rivière Lubeleyi pour répondre à certains de ses besoins quotidiens. Mais la société civile affirme que cette rivière aurait été affectée par des activités d'exploitation minière menées dans la zone.
Cette situation obligerait certains habitants à continuer à recourir à des sources d'eau dont la qualité sanitaire suscite désormais des interrogations.
Des activités minières mises en cause par la société civile
La NDSCI attribue la pollution présumée de la rivière Lubeleyi aux activités d'une entreprise minière qu'elle présente comme chinoise. Cette accusation nécessite toutefois des vérifications techniques et environnementales permettant de déterminer la qualité réelle de l'eau, la nature d'une éventuelle contamination et son origine.
En l'absence, à ce stade, de résultats d'analyses de laboratoire ou d'une conclusion officielle des services environnementaux, il serait prématuré d'établir la responsabilité d'une entreprise particulière dans le décès rapporté.
Des prélèvements et analyses de l'eau pourraient notamment permettre d'identifier la présence éventuelle de substances dangereuses et d'évaluer les risques auxquels seraient exposées les communautés environnantes.
Un décès qui renforce les inquiétudes
L'alerte devient particulièrement préoccupante avec le décès signalé par la NDSCI. L'organisation estime que cette personne aurait consommé une eau potentiellement contaminée avant son décès.
Seules des investigations sanitaires peuvent cependant permettre de déterminer la cause médicale du décès et d'établir ou non un lien avec la consommation de cette eau.
Au-delà de ce cas individuel, la situation soulève une interrogation plus large : quelle eau les habitants de Mwavi et des localités environnantes peuvent-ils consommer sans mettre leur santé en danger ?
La NDSCI interpelle trois secteurs
Par la voix de son vice-président, Issa Chirac, la NDSCI demande une intervention rapide des autorités provinciales. L'organisation interpelle particulièrement les services et responsables chargés des Mines, de la Santé et de l'Environnement.
Sur le plan sanitaire, une intervention pourrait permettre d'évaluer l'état de santé des personnes exposées et de déterminer si d'autres cas présentant des symptômes inhabituels existent dans la communauté.
Sur le plan environnemental, l'enjeu consiste à analyser la rivière et à déterminer si une pollution existe effectivement. Les services des Mines pourraient, de leur côté, examiner les conditions dans lesquelles les activités extractives sont réalisées dans cette zone et leur éventuel impact environnemental.
L'accès à l'eau potable, une urgence
Indépendamment des responsabilités qui pourraient être établies après investigation, l'alerte met en évidence la nécessité de garantir aux habitants une source d'eau potable sûre.
Lorsqu'une communauté dépend directement des rivières et d'autres sources naturelles, toute contamination réelle ou présumée peut rapidement devenir un problème majeur de santé publique.
Des solutions provisoires d'approvisionnement en eau potable pourraient donc être envisagées pendant que les autorités procèdent aux vérifications nécessaires, particulièrement si des analyses concluent que la rivière présente un danger pour la consommation humaine.
Des réponses officielles désormais attendues
L'urgence consiste désormais à établir les faits. La population a besoin de savoir si l'eau qu'elle utilise présente effectivement un risque, tandis que les accusations relatives aux activités minières doivent faire l'objet d'investigations objectives.
Une réponse coordonnée entre les services de Santé, de l'Environnement et des Mines permettrait à la fois de protéger les habitants, d'identifier l'origine d'une éventuelle pollution et de déterminer les responsabilités sur la base de données vérifiables.
TRACE Kalemie continuera de suivre ce dossier et reste ouvert aux conclusions des autorités compétentes ainsi qu'à la version de l'entreprise éventuellement concernée par les accusations formulées par la NDSCI.
✍️ La Rédaction | TRACE Kalemie













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