KALEMIE, TANGANYIKA — L’Association pour la Paix et la Solidarité Communautaire (APSC) a officiellement clôturé, samedi 17 octobre 2026, les activités du projet « Mwanamuke Imara, Jamii Imara », une initiative consacrée au renforcement de l’autonomisation socio-économique des femmes et des filles déplacées internes du site de Kikongo, situé dans l’axe Katanika, à Kalemie. Après six mois d’accompagnement, les bénéficiaires ont présenté les progrès réalisés dans plusieurs activités génératrices de revenus. Cette clôture a également constitué un moment d’évaluation, de partage d’expériences et de réflexion sur les moyens de préserver les acquis du projet. Mis en œuvre sous la coordination de Madame Christine Meddy, le programme a bénéficié du financement du Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), de l’appui technique de First Response Fund et d’un partenariat avec le Canada. Le projet « Mwanamuke Imara, Jamii Imara » visait principalement à améliorer les capacités économiques des femmes et des filles déplacées, en leur permettant de développer des activités susceptibles de générer des revenus et de soutenir leurs ménages. Trois filières ont été privilégiées : la culture maraîchère, la pâtisserie et la savonnerie. Ces activités ont été retenues pour favoriser l’apprentissage de compétences pratiques et encourager les bénéficiaires à entreprendre des initiatives économiques adaptées à leur environnement. Au cours des échanges de clôture, plusieurs participantes ont présenté les expériences acquises pendant les six mois de mise en œuvre. Selon leurs témoignages, les activités développées commencent à produire des revenus et contribuent progressivement à l’amélioration du quotidien familial. Ces résultats témoignent de l’importance que peuvent prendre les initiatives économiques de proximité dans l’accompagnement des personnes déplacées, particulièrement des femmes confrontées à des difficultés d’accès aux ressources et aux opportunités de travail. Les activités de clôture se sont déroulées sur deux journées, les vendredi 16 et samedi 17 octobre 2026, dans le hangar du site de déplacés internes de Kikongo. La première journée a réuni 80 participants, dont 20 couples. Les discussions ont notamment porté sur les progrès enregistrés, les difficultés rencontrées et les perspectives de développement des activités économiques. La deuxième journée, organisée samedi, a rassemblé 74 personnes, parmi lesquelles 14 couples. Cette rencontre a été consacrée au partage d’expériences et à la valorisation des efforts accomplis par les femmes bénéficiaires. Malgré une brève pluie, les activités se sont déroulées dans de bonnes conditions, permettant aux participants de poursuivre les échanges prévus. L’un des moments marquants de la seconde journée a été la participation des conjoints de plusieurs bénéficiaires. Des maris ont partagé leurs observations sur les changements intervenus dans leurs ménages depuis que leurs épouses ont commencé à exercer les activités économiques encouragées par le projet. Leurs interventions ont notamment mis en évidence la contribution des revenus générés par ces initiatives à certaines dépenses familiales et à l’amélioration des conditions de vie. Les témoignages ont également souligné l’importance du soutien conjugal dans la consolidation de l’autonomie économique des femmes. Pour les organisateurs, cette implication des couples constitue un aspect important de la démarche communautaire, dans la mesure où l’autonomisation des femmes s’inscrit aussi dans les relations et les responsabilités au sein des ménages. Au-delà de son volet économique, le projet comportait une dimension de sensibilisation et de protection. Les bénéficiaires ont été accompagnées dans le renforcement de leurs connaissances sur les violences basées sur le genre (VBG) ainsi que sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PEAS). Cette approche visait à associer l’amélioration des moyens de subsistance à une meilleure compréhension des risques auxquels les femmes et les filles peuvent être exposées. Dans les sites de déplacement, où les conditions de vie restent souvent précaires, les initiatives combinant accompagnement économique et sensibilisation à la protection répondent à plusieurs besoins complémentaires. L’objectif était ainsi de favoriser non seulement l’accès à des activités génératrices de revenus, mais aussi le renforcement des connaissances nécessaires à la protection et à la dignité des bénéficiaires. Présente lors des activités de clôture, Madame Rebecca, cheffe du site de déplacés internes de Kikongo, a salué l’initiative de l’APSC et de ses partenaires. Elle a mis en avant l’intérêt des activités développées pour les femmes déplacées et plaidé pour la poursuite des actions d’accompagnement. Cette demande intervient alors que de nombreux ménages du site continuent de faire face à des conditions de vie difficiles et à des besoins économiques importants. Pour les représentants communautaires, la fin de cette phase du projet ne devrait donc pas signifier l’arrêt des efforts engagés en faveur de l’autonomie des bénéficiaires. Les activités ont également enregistré la présence de représentants des autorités publiques. La partie étatique était notamment représentée par Monsieur Théophile Bulembe, chef de bureau à la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant. Un représentant du quartier Katanika a également pris part à la rencontre. Cette participation a permis d’associer les services compétents et les représentants locaux aux échanges sur les résultats du projet et les besoins exprimés par les communautés. À l’issue des deux journées, la pérennisation des acquis s’est imposée comme l’une des principales préoccupations. Une recommandation a été formulée en faveur de l’octroi de financements supplémentaires par le bailleur afin de consolider les activités économiques déjà lancées. L’objectif est de permettre aux bénéficiaires de poursuivre leurs initiatives, de renforcer leurs capacités de production et de préserver les progrès obtenus pendant les six mois d’accompagnement. Pour les participantes, la continuité du soutien pourrait contribuer à stabiliser les activités de maraîchage, de pâtisserie et de savonnerie, tout en favorisant leur développement à plus long terme. Cette perspective demeure liée à la mobilisation de nouvelles ressources et aux décisions des partenaires financiers. La clôture du projet « Mwanamuke Imara, Jamii Imara » marque l’achèvement d’une phase d’accompagnement des femmes et des filles déplacées internes du site de Kikongo. Les témoignages recueillis au cours des rencontres montrent que les compétences acquises ont commencé à être utilisées dans des activités économiques contribuant aux revenus de certains ménages. Pour l’APSC et ses partenaires, l’enjeu consiste désormais à préserver cette dynamique et à éviter que les initiatives engagées ne s’essoufflent après la fin du financement initial. Au-delà de la cérémonie de clôture, le principal défi reste donc de transformer les progrès réalisés en moyens de subsistance durables pour les femmes déplacées de Kikongo. La poursuite de l’accompagnement, le renforcement des activités génératrices de revenus et l’implication des communautés apparaissent comme des éléments essentiels pour consolider les résultats de cette initiative. ✍️ La Rédaction | TRACE KalemieSix mois d’accompagnement pour renforcer l’autonomie économique
Deux journées de partage d’expériences au site de Kikongo
Les maris témoignent des changements dans les ménages
La prévention des violences basées sur le genre au cœur du projet
La cheffe du site appelle à poursuivre l’accompagnement
Une participation des services étatiques
Un appel à des financements supplémentaires
Faire de l’autonomisation un acquis durable
Kalemie : l’APSC clôture le projet « Mwanamuke Imara, Jamii Imara » et appelle à consolider les acquis des femmes déplacées
À Kalemie, l’APSC clôture six mois d’accompagnement des femmes déplacées de Kikongo. Les bénéficiaires présentent leurs acquis et demandent la poursuite du soutien.

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