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Kalemie : dans plusieurs quartiers de la commune de Lukuga, des habitants privés d’eau potable interpellent la REGIDESO

Dans plusieurs quartiers de la commune de Lukuga, à Kalemie, des habitants dénoncent des difficultés persistantes d’accès à l’eau potable et à l’eau nécessaire aux besoins domestiques. Selo...

Kalemie : l'assainissement, un défi majeur pour une ville en pleine croissance
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KALEMIE, TANGANYIKA — Dans plusieurs quartiers de la commune de Lukuga, à Kalemie, l'accès à l'eau potable demeure une préoccupation quotidienne pour de nombreux ménages. Des habitants dénoncent des difficultés persistantes d'approvisionnement par la Régie de distribution d'eau (REGIDESO), une situation qui, selon eux, dure depuis plusieurs années.


Alors que la ville traverse une période marquée par de fréquentes coupures d'électricité et par la déclaration récente d'une épidémie de choléra, les populations concernées estiment que leur problème d'accès à l'eau mérite une attention particulière des autorités et des responsables de l'entreprise publique.


Les habitants expliquent que les difficultés actuelles ne sont pas nouvelles. Pour eux, les interruptions électriques peuvent aggraver la situation, mais elles ne suffisent pas à expliquer une absence de desserte qu'ils affirment subir depuis longtemps.


Des robinets installés, mais sans approvisionnement régulier


Dans certains secteurs de la commune de Lukuga, des parcelles disposent de robinets raccordés ou présentés comme raccordés au réseau de distribution d'eau.


Cependant, selon les témoignages locaux, ces installations ne fournissent pas régulièrement l'eau attendue par les ménages.


Pour les habitants concernés, la présence d'un robinet ne garantit donc pas l'accès effectif à l'eau.


Cette situation suscite des interrogations sur le fonctionnement du réseau, la disponibilité de l'eau dans les conduites et les possibilités d'amélioration de la desserte.


Les informations recueillies ne permettent pas encore de déterminer si ces difficultés sont liées à la pression, à l'état des canalisations, à la capacité de production ou à d'autres contraintes techniques.


Une explication de la REGIDESO serait nécessaire pour identifier précisément les causes de ces dysfonctionnements.


Un problème qui dépasse les récentes coupures d'électricité


Ces derniers jours, la fourniture électrique a été au centre des préoccupations à Kalemie, notamment après l'annonce par la Société nationale d'électricité (SNEL) de travaux programmés sur la ligne haute tension Bendera–Kalemie.


Dans son communiqué du 24 octobre 2026, la SNEL a annoncé vingt jours de coupures quotidiennes, de 8h05 à 16h00, à partir du dimanche 25 octobre.


Mais dans plusieurs quartiers de Lukuga, les habitants affirment que leur problème d'approvisionnement en eau existait bien avant cette nouvelle période de perturbations électriques.


Ils expliquent notamment que, même lorsque l'électricité est rétablie en soirée, leurs secteurs ne bénéficieraient pas nécessairement du retour de l'eau dans les robinets.


Cette situation conduit les ménages concernés à s'interroger sur les raisons de cette différence de desserte et sur les mesures envisagées pour y remédier.


Le lien exact entre les perturbations électriques et l'absence d'eau dans ces secteurs reste toutefois à établir auprès des services techniques concernés.


Les forages, une solution inaccessible à de nombreuses familles


Face aux difficultés d'approvisionnement par le réseau public, certains ménages disposant de ressources financières suffisantes se tournent vers les forages privés.


Cette solution leur permet de disposer d'une source d'eau plus proche de leur habitation, sous réserve de la disponibilité et de la qualité de la ressource souterraine.


Mais pour de nombreuses familles, le coût d'installation constitue un obstacle majeur.


Selon les informations rapportées localement, la réalisation d'un forage pourrait coûter environ 4 000 dollars américains dans certains cas.


Ce montant, qui reste à vérifier auprès des prestataires spécialisés, représente une dépense difficilement accessible pour de nombreux ménages.


Les habitants qui ne disposent pas de tels moyens doivent rechercher d'autres solutions pour satisfaire leurs besoins quotidiens en eau.


La situation met ainsi en évidence des inégalités d'accès à une ressource essentielle, entre les familles capables de financer des installations individuelles et celles qui dépendent principalement de la distribution publique ou de sources alternatives.


Le choléra renforce les inquiétudes sanitaires


La question de l'eau potable prend une dimension particulièrement préoccupante dans le contexte sanitaire actuel.


Le 21 octobre 2026, les autorités provinciales du Tanganyika ont officiellement déclaré une épidémie de choléra à Kalemie.


Cette maladie diarrhéique aiguë se transmet notamment par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés par la bactérie responsable du choléra.


La prévention repose entre autres sur l'accès à une eau sûre, l'hygiène des mains, l'assainissement et la prise en charge rapide des personnes malades.


Dans les quartiers où la desserte en eau potable est insuffisante, les habitants peuvent être amenés à recourir à d'autres sources d'approvisionnement dont la qualité sanitaire n'est pas toujours connue.


Ce recours peut constituer un facteur de risque lorsque l'eau est contaminée ou conservée dans de mauvaises conditions.


Il ne signifie cependant pas que toutes les sources alternatives sont impropres à la consommation : leur sécurité dépend notamment de leur protection et de leur qualité microbiologique.


Les plaintes des habitants de Lukuga soulèvent donc un enjeu de prévention sanitaire, particulièrement important pendant cette période d'épidémie.


Des besoins quotidiens difficiles à satisfaire


L'eau intervient dans presque toutes les activités domestiques : boire, préparer les repas, laver les ustensiles, nettoyer les habitations, assurer l'hygiène corporelle et entretenir les installations sanitaires.


Lorsque l'approvisionnement devient irrégulier, les ménages doivent adapter leurs habitudes et consacrer davantage d'efforts à la recherche et à la conservation de l'eau.


Cette contrainte peut peser sur l'organisation familiale, notamment lorsque les personnes doivent se déplacer pour obtenir de l'eau auprès d'autres points d'approvisionnement.


Le problème concerne donc à la fois la consommation humaine et les autres besoins essentiels du ménage.


Il importe néanmoins de distinguer l'eau destinée à la boisson et à la préparation des aliments, qui doit être potable, de certains autres usages domestiques dont les exigences sanitaires peuvent être différentes.


Pour les habitants concernés, la priorité reste de disposer d'un approvisionnement régulier, accessible et sûr.


La proximité du lac Tanganyika suscite des interrogations


La situation est d'autant plus difficile à comprendre pour certains habitants que Kalemie est située au bord du lac Tanganyika.


Les populations s'interrogent sur les raisons pour lesquelles des quartiers de la ville continuent à rencontrer des difficultés d'accès à l'eau alors qu'une importante ressource en eau se trouve à proximité.


Cette préoccupation met en évidence la différence entre la présence d'une ressource naturelle et sa disponibilité effective dans les habitations.


La distribution d'eau potable nécessite notamment des installations de captage, de traitement, de pompage, de stockage et de transport jusqu'aux consommateurs.


La proximité du lac ne garantit donc pas automatiquement une desserte suffisante dans tous les quartiers.


Elle renforce néanmoins les attentes des habitants concernant les investissements, l'entretien des infrastructures et l'extension éventuelle du réseau.


Une communication technique de la REGIDESO pourrait permettre de préciser les contraintes rencontrées et les possibilités d'amélioration dans la commune de Lukuga.


La REGIDESO appelée à expliquer les difficultés de desserte


Les habitants concernés adressent leurs préoccupations à la REGIDESO, à laquelle ils demandent des explications et des solutions durables.


Ils souhaitent notamment savoir pourquoi certains robinets ne fournissent pas d'eau, pourquoi leurs quartiers resteraient sans desserte même après le retour de l'électricité et quelles interventions sont prévues pour améliorer la situation.


Ces questions appellent des réponses sur l'état des infrastructures, les capacités de distribution et les éventuels projets de réhabilitation ou d'extension.


À ce stade, les informations disponibles ne comprennent pas de réaction officielle de la REGIDESO concernant les plaintes particulières des quartiers évoqués.


Il serait également utile de connaître le nombre de ménages raccordés, les volumes d'eau distribués et les contraintes techniques propres à ces secteurs.


Ces données permettraient de mieux apprécier l'ampleur du problème et les solutions envisageables.


Les autorités également interpellées


Au-delà de la REGIDESO, les habitants appellent les autorités urbaines et provinciales à s'intéresser davantage à leurs conditions d'approvisionnement.


Dans un contexte marqué par le choléra, ils estiment que l'accès à l'eau potable doit occuper une place importante dans les priorités de santé publique.


Les mesures possibles pourraient notamment concerner l'évaluation des installations existantes, l'identification des secteurs insuffisamment desservis et la recherche de solutions temporaires ou durables.


Toute intervention devrait toutefois être fondée sur un diagnostic technique permettant de déterminer les besoins réels et les moyens nécessaires.


Les populations attendent surtout une réponse claire sur les perspectives d'amélioration de la distribution.


Une question essentielle pour la santé et la dignité des ménages


Les difficultés rapportées dans plusieurs quartiers de la commune de Lukuga rappellent que l'accès à l'eau potable reste un enjeu majeur pour le développement urbain et la protection de la santé.


Les récentes perturbations électriques rendent la situation plus visible, mais les témoignages recueillis décrivent un problème plus ancien et plus profond.


La déclaration du choléra renforce aujourd'hui la nécessité de mieux comprendre les insuffisances de la desserte et de protéger les populations contre les risques liés à l'utilisation d'une eau non sûre.


Dans plusieurs secteurs de Lukuga, les habitants demandent désormais à la REGIDESO et aux autorités compétentes d'expliquer les difficultés persistantes d'approvisionnement et de présenter des mesures concrètes pour améliorer l'accès à l'eau.


La réaction des responsables concernés et les éventuelles interventions annoncées constitueront les prochaines étapes à suivre dans ce dossier.


✍️ Joël Tchomba | TRACE Kalemie


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