KALEMIE — Cent officiers de police judiciaire (OPJ), dont six femmes, ont achevé mercredi 23 septembre 2026 à Kalemie un cycle de formation de 90 jours destiné à renforcer leurs capacités dans l’exercice de leurs missions. Les bénéficiaires sont venus des six territoires de la province du Tanganyika. La cérémonie de clôture s’est déroulée à l’École de formation de la Police nationale congolaise (PNC) de Kalemie. Elle a été présidée par le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa Muteba, en présence notamment du président de l’Assemblée provinciale, des responsables policiers et judiciaires ainsi que des partenaires impliqués dans le programme. Pendant 90 jours, les participants ont suivi différents modules directement liés à leur travail d’auxiliaires de la justice. La formation a notamment porté sur des notions juridiques, les violences basées sur le genre (VBG), les droits de l’enfant, l’enquête judiciaire, la police de proximité, la police technique et scientifique ainsi que les circuits de dépôt et de traitement des plaintes. L’objectif est de renforcer les connaissances et les pratiques professionnelles des OPJ appelés à intervenir dès les premières étapes de nombreuses procédures judiciaires. L’officier de police judiciaire occupe une position importante entre la population, les services de police et les autorités judiciaires. Dans l’exercice de leurs attributions, les OPJ peuvent notamment être amenés à recevoir des plaintes, constater des infractions, recueillir des éléments utiles aux enquêtes et accomplir différents actes sous le cadre fixé par la législation et les autorités judiciaires compétentes. La qualité du travail réalisé à ce niveau peut ainsi avoir une incidence sur la suite d’un dossier judiciaire. Une mauvaise documentation des faits, une procédure irrégulière ou une mauvaise conservation des éléments recueillis peut compliquer le traitement ultérieur d’une affaire. La présence de modules consacrés aux violences basées sur le genre et aux droits de l’enfant répond à la nécessité d’adapter le travail policier aux situations impliquant des personnes particulièrement vulnérables. Dans ces dossiers, la réception d’une victime, la confidentialité, la collecte des informations, l’orientation vers les services compétents et le respect des procédures nécessitent des connaissances spécifiques. La formation à elle seule ne garantit toutefois pas une amélioration automatique de la prise en charge. Son impact dépendra de l’application des connaissances acquises sur le terrain, de l’encadrement des agents et des moyens mis à leur disposition. Les participants ont également été initiés ou renforcés dans des matières relatives à la police technique et scientifique. Cette dimension est importante dans une enquête, notamment pour la préservation des lieux, la recherche et la conservation des éléments susceptibles de contribuer à l’établissement des faits. L’enjeu consiste à réduire autant que possible les enquêtes reposant exclusivement sur les déclarations et à favoriser une meilleure exploitation des éléments matériels lorsque les conditions techniques le permettent. Les 100 bénéficiaires ne proviennent pas uniquement de Kalemie. Ils sont issus des six territoires que compte la province du Tanganyika, donnant à la formation une dimension provinciale. Cette répartition doit permettre aux connaissances acquises d’être utilisées dans différentes juridictions et unités de la province après le retour des participants dans leurs lieux d’affectation. Sur les 100 OPJ formés, six sont des femmes. Cette représentation féminine reste donc minoritaire parmi les bénéficiaires du programme. Cette formation s’inscrit dans un projet consacré à la consolidation de la paix par la cohésion sociale et la sécurité, avec l’implication de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et un financement attribué à l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). La cérémonie de clôture a réuni les autorités provinciales, policières et judiciaires ainsi que les partenaires du projet. Au-delà de la cérémonie, l’enjeu se déplace désormais vers les commissariats, sous-commissariats et services où ces officiers exerceront leurs fonctions. Après trois mois passés au banc de l’école, la principale question sera celle de l’application effective des enseignements reçus. Pour la population, les résultats d’une telle formation devraient pouvoir se traduire notamment par une meilleure réception des plaintes, des procédures davantage respectueuses des droits, des enquêtes mieux documentées et une prise en charge appropriée des victimes. Le suivi des agents formés sera donc déterminant pour mesurer les effets réels du programme. Le nombre de policiers formés constitue un premier indicateur, mais l’amélioration des pratiques sur le terrain reste le principal enjeu. La clôture de cette formation marque ainsi la fin d’un cycle de 90 jours pour les 100 OPJ, mais ouvre une nouvelle étape : celle de la mise en pratique, dans les six territoires du Tanganyika, des compétences acquises à Kalemie. ✍️ La Rédaction | TRACE KalemieTrois mois consacrés aux pratiques policières et judiciaires
Un rôle déterminant dans la chaîne judiciaire
VBG et droits de l’enfant parmi les modules
La police technique et scientifique également abordée
Des policiers venus des six territoires du Tanganyika
Un projet consacré à la paix, à la cohésion sociale et à la sécurité
Le véritable test commence sur le terrain
Tanganyika : 100 officiers de police judiciaire achèvent 90 jours de formation à Kalemie
Après 90 jours de formation à Kalemie, 100 officiers de police judiciaire issus des six territoires du Tanganyika ont achevé un programme de renforcement de capacités portant sur l’enquête...

Où se situe cette information ?
Coordonnées GPS : -5.946021, 29.196717
Ouvrir dans Google Maps













Commentaires de la communaute
Reagissez avec nuance, ajoutez du contexte ou posez une question a la redaction.
Aucun commentaire publie pour le moment.Soyez le premier a enrichir la discussion autour de cet article.